Travailleurs, lycéens, familles ou encore syndicats ont fait entendre leur colère et lancé un cri d’alarme, ce samedi 24 octobre 2026 à Foix, en Ariège, malgré un arrêté préfectoral interdisant les rassemblements dans...
l'essentiel Travailleurs, lycéens, familles ou encore syndicats ont fait entendre leur colère et lancé un cri d’alarme, ce samedi 24 octobre 2026 à Foix, en Ariège, malgré un arrêté préfectoral interdisant les rassemblements dans le centre-ville. La Dépêche du Midi vous raconte.
Ce samedi 24 octobre 2026, dès 10 heures, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées sur les allées de Villote, à Foix, pour faire entendre leurs revendications. Travailleurs, retraités, lycéens, familles et représentants syndicaux ont défilé dans les rues de la ville, bravant un arrêté préfectoral restrictif, publié la veille. Au cœur de la mobilisation : le pouvoir d’achat, les salaires, l’avenir de la jeunesse, mais aussi la défense des services publics et la redistribution des richesses.
Parmi les rares écharpes tricolores présentes dans le cortège, celle de Gilbert Lazzaro, maire de Biert, village du Haut-Couserans, ne passait pas inaperçue. "Je suis toujours avec les manifestants parce que pour moi, c’est une cause juste", assure l’élu.
"Au bout d’un moment, ça sature"Ce dernier y voit un malaise dépassant la cause des lycéens : "Ce sont des revendications de la vie courante et cette vie courante n’est pas prise en compte. Je vois autour de moi des gens qui ne peuvent pas se déplacer, et qui se posent des questions d’aller ou non au travail, parce qu’à partir du 10 ou du 15 du mois, ils voient leur compte en banque à sec. Même pour nos communes, on a une augmentation des coûts et l’État ne suit pas. Tout ça, ce sont des revendications du pouvoir vivre."
Plusieurs centaines de manifestants sur les allées de Villote ce samedi 24 octobre 2026.
DDM Stéphanie Leborne
Non loin de là, dans le rassemblement, Hervé, un travailleur, est lui aussi venu pour dénoncer le décalage entre ses revenus et l’augmentation du coût de la vie. "Par rapport au prix du gaz, de l’électricité, de l’eau, des poubelles ; les salaires ne suivent pas. La nourriture a quasiment presque doublé en six ans (...). Je travaille, parce qu’il faut travailler, je suis bien sûr pour donner de l’argent à l’État, il n’y a pas de problème, mais qu’on nous reprend tout ce qu’on gagne, au bout d’un moment, ça sature. Je n’ai plus de quoi vivre", explique-t-il.
Un passage devant la préfectureDe leur côté, les syndicats ont dénoncé un partage inégal des richesses. "Depuis 2000, le coût de la vie a augmenté de 52 %. Tout augmente sauf nos salaires. Pourtant les bénéfices des grandes entreprises explosent et jamais autant d’argent public n’a été versé aux entreprises : 211 milliards d’aide aux entreprises, 0,00 euros sur mon salaire. Les profits des entreprises sont le fruit de notre travail. Il y a urgence à redistribuer les richesses !"
Le cortège s’est dirigé vers la préfecture, marquant une halte face aux forces de l’ordre.
DDM Stéphanie Leborne
Parti des allées de Villote, le cortège s’est dirigé vers la préfecture, où il a marqué une première halte, avant de rejoindre l’hippodrome. Une seconde pause a perturbé la circulation, puis les manifestants ont repris la direction des allées de Villote, avant, pour bon nombre d’entre eux, de rejoindre la manifestation toulousaine.