La Nouvelle-Aquitaine, première région française en puissance photovoltaïque, organise la Semaine de l'agrivoltaïsme pour promouvoir l'adaptation agricole au changement climatique. À Sainte-Livrade-sur-Lot, un projet...
La Nouvelle-Aquitaine, première région française en puissance photovoltaïque, organise la Semaine de l'agrivoltaïsme pour promouvoir l'adaptation agricole au changement climatique. À Sainte-Livrade-sur-Lot, un projet innovant utilise des panneaux semi-transparents pour optimiser la culture de fraises et framboises. La Région soutient ce projet à hauteur de 136 800 euros.
La Nouvelle-Aquitaine est la première région de France en puissance photovoltaïque installée, ainsi que la première région agricole, mais elle est aussi la première région impactée par le changement climatique. Dans ces conditions, il y a nécessité d’adapter l’agriculture aux aléas climatiques (gel, grêle, tension hydrique, excès d’ensoleillement…) en s’appuyant sur le photovoltaïque pour protéger les cultures et les élevages par une approche symbiotique de ces deux activités, tout en privilégiant l’agriculture à la production d’électricité renouvelable.
C’est ainsi que la Région Nouvelle-Aquitaine et la Chambre régionale d’agriculture de Nouvelle-Aquitaine, en partenariat avec l’animation territoriale Les Générateurs, organisent la deuxième édition de la Semaine de l’agrivoltaïsme en Nouvelle-Aquitaine la semaine prochaine.
L’objectif de cette semaine est clair : découvrir la filière agrivoltaïque en Nouvelle-Aquitaine à travers un parcours de visites. Cette première édition s’inscrit dans une démarche globale et intégrée respectant les enjeux agronomiques, énergétiques, environnementaux, fonciers et économiques d’une exploitation agricole. Elle s’adresse aux agriculteurs, collectivités et conseillers agricoles.
Un démonstrateur en fonctionnement à Lalande HauteEt le Lot-et-Garonne est en première ligne de cette adaptation, et en particulier la vallée du Lot est concernée par cet événement, à travers le projet Insolagrin de Sainte-Livrade-sur-Lot, à Lalande Haute.
Il s’agit d’un projet agrivoltaïque innovant par la mise en œuvre de modules photovoltaïques semi-transparents pour une meilleure diffusion de la lumière au-dessus de la culture. Le projet s’implante sur une zone cultivée de 0,2 ha, dont les trois-quarts de la couverture photovoltaïque auront une transparence à 40 % et un quart à 20 % de transparence. Les rangées de modules photovoltaïques sont orientées est-ouest en « chapeau chinois ». Un système de récupération d’eau de pluie et d’irrigation permet l’arrosage des fraisiers et framboisiers. Il est prévu des rideaux motorisés sous les panneaux pour accentuer l’ombrage. Enfin, un système de pilotage de l’ombrage et de l’arrosage permet d’optimiser les besoins de la culture.
Un investissement de la Région de 136 800 €Ce démonstrateur, situé sur la commune, est le fruit d’un consortium franco-suisse réunissant trois entreprises aux rôles complémentaires : JPee : producteur français d’électricité d’origine renouvelable (600 MW en exploitation, 180 collaborateurs), assure le développement, le financement et l’exploitation de la centrale photovoltaïque, ainsi que la mise en œuvre de la boucle d’autoconsommation collective.
Insolight : PME suisse, leader en Europe, qui conçoit et fournit les solutions agri-voltaïques Insolagrin destinées aux agriculteurs pour une large variété de cultures.
Invenio : station d’expérimentation, qui est une référence en Nouvelle-Aquitaine et membre du réseau national Irfel, accueille le démonstrateur sur son site, consomme l’électricité produite et pilote le programme de recherche agronomique conduit sous l’installation.
Et si la vice-présidente de la Région, Maud Caruhel, est en visite sur l’exploitation le mardi 8 septembre, c’est parce que la Région a accompagné ce projet à hauteur de 136 800 euros.
« Cette visite est destinée à promouvoir des projets agrivoltaïques expérimentaux et vertueux financés par la Région dans le cadre de son appel à projets régional. Il s’agira de sensibiliser et d’acculturer les visiteurs à ces différents projets agrivoltaïques en fonctionnement, avec des cultures ou des élevages variés sous panneaux » explique Maud Caruhel.