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Immanquable : Bouchez en a marre d'entendre De Wever répéter la même phrase, la Flandre se met à dos les francophones à cause d'un panneau

Дата публикации: 11-09-2026 10:42:50

Dans les "immanquables" de cette semaine, on évoque le désaccord entre Bouchez et De Wever, les panneaux de la discorde et le vilain petit canard des libéraux flamands. ...

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Tous les vendredis, nous vous proposons de (re)découvrir les trois grosses actualités qui ont secoué la sphère politique belge. A notre sauce, sous forme de billets qui, on l'espère, vous feront sourire tout en vous briefant sur ce que vous auriez pu rater si, par malheur, vous n'aviez pas ouvert La Libre cette semaine. Bonne lecture !

1) Les murs du 16 rue de la Loi ont tremblé, merci M. Bouchez

Un missile est tombé sur le 16 rue de la Loi. On vous rassure tout de suite, il n'y a ni dégâts ni blessés. Mais la bombe lancée par le président du MR depuis Waterloo risque de laisser des traces, malgré tout. Après son discours face aux militants réunis au pied de la butte du lion, le Montois a sérieusement égratigné le chef du gouvernement auprès de notre journaliste Adrien de Marneffe. Et ça, on ne l'avait pas vu venir. Non pas que Georges-Louis Bouchez ne soit pas connu pour son franc-parler. Loin de là. Mais il n'a jamais caché avoir une certaine admiration pour le nationaliste flamand, avec lequel il est d'ailleurs souvent sur la même longueur d'onde. Enfin, ça c'était avant ! "Si j'étais Premier ministre, j'aurais un autre discours pour mobiliser ma population", a lancé le président du MR, suite aux propos alarmistes de Bart De Wever à l'entame des négociations budgétaires. "Nous avons deux personnalités différentes: je suis plus latin, il est plus nordique, avec une tendance protestante. Nous sommes à Waterloo: avant d'emmener des gens à la bataille, on ne leur dit pas qu'on va tous mourir. Il faut aussi leur dire pourquoi on fait cela, ce qu'est notre vision."

Pour notre rédacteur en chef, cette situation entre les deux hommes est inédite, même s'ils ont déjà été en désaccord auparavant. "Pour la première fois, on a une divergence de fond et de forme entre Bouchez et De Wever", a commenté Dorian de Meeûs sur La Première. Et cela n'augure rien de bon pour la suite des discussions budgétaires. D'autant que le président du MR a répété à Waterloo son opposition à la hausse de la TVA, envisagée par le 16. Et même s'il a tenu à rassurer ses électeurs quant au fait que "le gouvernement ne tombera pas", il n'a tout de même pas écarté l'éventualité pour son parti de claquer la porte si sa ligne rouge était franchie. "Si, à un moment donné, on trouve que plus d'impôts, c'est ça la solution, plus de laxisme, c'est ça la clé, on peut le faire sans le MR", a-t-il averti. Cette salve de missiles libéraux n'a suscité aucune réaction de la part du Premier ministre. On imagine pourtant non sans mal que Bart De Wever n'a que peu goûté à l'attaque. Mais face au travail herculéen qui l'attend, il doit choisir ses combats. Et aussi tenter de garder une bonne entente globale au sein de son attelage. Ce qui est, il faut le dire, assez mal parti...

Budget fédéral: "Pour le MR, une attaque sur la TVA est inacceptable", avertit David Clarinval
MR chairman Georges-Louis Bouchez delivers a speech at the 'Estivales de rentrée' of French-speaking liberal party MR, in Waterloo,  Sunday 6 September 2026. BELGA PHOTO NICOLAS MAETERLINCKLes militants MR réunis à Waterloo ©Belgaimage
2) In het Frans, alstublief !

Les panneaux de la discorde. Si vous êtes bruxellois, vous êtes peut-être déjà passé par là sans les voir. Ou, du moins, sans vous apercevoir que quelque chose clochait. Vous avez continué votre route, vers votre destination sans vous poser de question. Mais certains ont freiné sec en constatant que le nom des villes ne se déclinait qu'en néerlandais. Abasourdis, ils ont porté l'affaire devant la Commission Permanente de Contrôle Linguistique. "Un panneau sert à informer les automobilistes. Il est logique qu'il soit dans les langues du pays", a estimé Cédric Dartois, membre de l'organisme (GERFA) qui a porté plainte. "Dans ce cas, la crispation identitaire flamande va à l'encontre des objectifs du ministère de la mobilité. Cela en devient le ministère de l'immobilité." Et ils ont eu gain de cause vu que ces signalisations ont été jugées illégales.

Alors, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes à présent ? Ce serait trop beau ! Malgré le rappel à l'ordre, la Flandre a refusé d'opérer le moindre changement. "Pour une telle communication à un large public, le néerlandais s'applique dans une région néerlandophone", a réagi Annick De Ridder (N-VA), jetant de l'huile sur le feu. Très vite, ce qui pouvait ressembler à un conflit local a pris une ampleur nationale. Et, dans l'heure, la hache de guerre communautaire était déterrée. Olivier Maingain et sa microformation Libres sont entrés dans la danse, appelant à "remettre le débat de l'élargissement de la Région bruxelloise à l'agenda politique". Le petit parti a proposé entre autres de "permettre la fusion volontaire d'une commune à facilités avec une commune limitrophe bruxelloise". En attendant, les panneaux à l'entrée du ring de Wemmel sont toujours en néerlandais. La Flandre va-t-elle être en mesure de résister longtemps ? Jetez-y un oeil la prochaine fois que vous passez par là...

Signalisation WemmelLe fameux panneau au coeur de la polémique. ©Jean Luc FLEMAL
3) Les malheurs d'Egbert Lachaert

Il y a une date qu'Egbert Lachaert ne risque pas d'oublier. C'est le moment où sa vie a basculé. Pour être plus précis, le début de sa longue descente aux enfers. Le jour maudit ? Le 1er octobre 2020. Vous devez vous demander ce qui a bien pu se passer à cette fameuse date ? La seconde vague du Covid s'abattait sur notre pays, entraînant très vite un difficile reconfinement. Mais le 1er octobre 2020, c'est surtout la mise en place de la coalition Vivaldi, réunissant le MR, l'Open Vld (actuel Anders), le PS, Vooruit, Ecolo, Groen et le CD&V. Alexander De Croo (Anders) prenait alors la tête de ce drôle d'attelage. Décrocher le 16 rue de la Loi pouvait ressembler à une victoire pour Egbert Lachaert, qui dirigeait la formation libérale flamande à l'époque. Mais ce succès a vite tourné au vinaigre. Trois ans plus tard, il a quitté la présidence du parti, affaibli par les mauvais sondages et les tensions qui entouraient la Vivaldi. Et, en 2026, l'histoire se répète...

On a appris, ce mercredi 9 septembre, qu'Egbert Lachaert démissionnait de ses fonctions de chef de file des libéraux au parlement flamand. Il se murmurait que l'actuel président d'Anders, Frédéric De Gucht, menait un "nettoyage" anti-Vivaldi. Son objectif ? Faire oublier cette mauvaise passe pour son parti en évinçant des postes clés les figures qui restent liées au gouvernement De Croo. Mais, selon notre journaliste Frédéric Chardon, la mise en retrait de l'ancien président libéral flamand découle plutôt de sa relation conflictuelle avec l'actuel chef du parti. "Ils ne se sont jamais entendus", a confié un poids lourd d'Anders à La Libre. "Egbert est à droite tandis que Frédéric est plutôt un libéral de gauche. L'accession à la présidence de Frédéric avait déjà été un moment compliqué pour Egbert. Mais nous avons tous été surpris par sa démission. Personne ne la souhaitait." Un nouveau moment compliqué à passer pour M. Lachaert. Mais bon, on imagine qu'il y est habitué à présent...

Egbert Lachaert : "Le libéralisme a besoin d'une âme"

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