Face aux doutes, et alors que l’auteur affirmait ne pas avoir eu recours à l’intelligence artificielle, Les Editions du Boréal ont demandé une analyse poussée du livre. Et ont trouvé « des traces de balises d’IA dans les métadonnées de certains documents ».
Par Le Nouvel Obs avec AFP
Publié le 21 octobre 2026 à 19h04 , mis à jour le 22 octobre 2026 à 10h04
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Après avoir eu la certitude que Thélyson Orélien avait bien utilisé l’IA pour écrire son livre, Les Editions du Boréal ont mis fin à leur collaboration avec l’auteur. JOEL SAGET/AFP
L’éditeur canadien de Thélyson Orélien a annoncé ce mercredi 21 octobre mettre fin à sa collaboration avec l’auteur de « C’était ça ou mourir » qui a bien, selon lui, utilisé l’intelligence artificielle pour écrire son roman contrairement à ce qu’il assurait.
« De nouveaux éléments, confirmés au cours des derniers jours, indiquent que l’intelligence artificielle a été utilisée dans le processus d’écriture de “C’était ça ou mourir”, alors que l’auteur nous avait assuré, à plusieurs reprises, ne jamais y avoir eu recours pour la création de son roman », ont indiqué dans un communiqué Les Editions du Boréal qui ne réimprimeront pas le roman et ne publieront pas d’autres livres de l’auteur.
Cette annonce intervient alors que l’éditeur avait annoncé il y a une semaine soutenir l’écrivain, en affirmant ne disposer d’aucun élément permettant d’établir avec certitude un recours à l’IA.
Une confiance rompueFace aux doutes et alors que Thélyson Orélien a « annoncé qu’il ne fournirait aucun autre élément », l’éditeur indique avoir « commandé une analyse externe approfondie » sur « l’ensemble des versions de travail du roman ». « Les résultats obtenus cette semaine ont révélé des traces de balises d’IA dans les métadonnées de certains documents », poursuit-il.
« Nous ignorons toujours dans quelle mesure l’IA a été utilisée dans la création de “C’était ça ou mourir”, et sans doute n’aurons-nous jamais de réponse définitive à cet égard » mais « pour nous, la question fondamentale est celle de la confiance entre auteurs et éditeurs », a encore dit la maison d’édition.
Déclenchée par les accusations du compte X « Balance ton Claude », qui a affirmé avoir identifié un recours massif à l’IA dans le roman, l’affaire a secoué le monde de l’édition francophone et alimenté pendant des semaines les interrogations sur l’avenir du métier d’écrivain.
Par Le Nouvel Obs avec AFP