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"Quand je rentre chez moi, je cherche le calme" : il quitte sa femme pour son employée, elle et sa fille mineure l’accusent de "coups sur tout le corps"

Дата публикации: 20-10-2026 04:31:02

Il la rencontre alors qu’elle travaille pour lui, quitte sa femme et se lance dans cette nouvelle histoire. Mais deux ans plus tard, le couple finit devant le tribunal de Foix, fin septembre 2026 : l'employée dénonce...

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l'essentiel Il la rencontre alors qu’elle travaille pour lui, quitte sa femme et se lance dans cette nouvelle histoire. Mais deux ans plus tard, le couple finit devant le tribunal de Foix, fin septembre 2026 : l'employée dénonce des coups, lui assure qu’il tentait seulement de la maîtriser lors de ses crises. Le restaurateur est également poursuivi pour des violences sur sa fille de quinze ans. 

Elle travaillait pour lui. Il en est tombé amoureux. Alors Amine*, 38 ans, originaire du Maroc, fait un choix : quitter sa femme du jour au lendemain et tourner la page d’une histoire de 15 ans qui a donné naissance à trois enfants. Mais il n'imaginait pas que son employée, Fanny*, était aussi "agressive", "jalouse" et "possessive".

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C’est en tout cas la version qu’il livre devant la présidente du tribunal de Foix, en cette fin septembre 2026. Une version destinée à répondre aux violences qui lui sont reprochées entre le 1er janvier et le 3 mai 2026. Deux ans qu’ils étaient ensemble. Une relation faite de hauts et de bas ponctuée de plusieurs ruptures qui se seraient systématiquement soldées de la même manière : l’impossibilité de se quitter.

L'enjeu de cette audience est également crucial pour ce restaurateur sur Foix. Une procédure visant le retrait de son titre de séjour est actuellement en cours. Dans ce contexte, le délibéré est particulièrement attendu.

Une relation qui bascule dans la violence

Entendue après son dépôt de plainte, en mai 2026, Fanny affirme qu’Amine n’aurait pas été totalement transparent sur sa situation conjugale : un divorce toujours pas finalisé. Alors, oui, elle devenait de plus en plus jalouse. Puis, raconte-t-elle, la violence se serait peu à peu installée dans leur couple.

Un jour, elle lui fait mal en déplaçant un meuble. En guise de réponse, dit-elle, il la gifle sur le lit, avant de lui asséner "des coups de poing sur tout le corps". Un autre jour, alors qu’elle lui fait une crise de jalousie, il l’attrape par le cou et serre fortement. Les derniers faits qu’elle dénonce remontent à quelques jours avant son dépôt de plainte. Alors qu’elle se trouve dans le restaurant tenu par Amine, une dispute éclate. De nouveau, elle affirme avoir reçu des coups, notamment à la tête.

À lire aussi : Enceinte, elle dénonce des viols après un coup de couteau à son conjoint : à Montauban, la comparution immédiate s'arrête et elle est mise en examen pour tentative d'homicide le jour même

Face à ces accusations, le restaurateur, qui n’a jusque-là jamais été condamné par la justice, maintient la même ligne de défense : il cherchait à la maîtriser pendant "ses crises" pour lesquelles elle prenait d'ailleurs des anxiolytiques. "Je ne suis pas une personne violente, assure-t-il. Je suis restaurateur, je vois beaucoup de monde. Quand je rentre chez moi, je cherche le calme." Sur la scène du restaurant, selon le mis en cause, Fanny aurait jeté toutes ses affaires au milieu de l’établissement alors que les clients allaient bientôt arriver.

"Je la tiens pour éviter qu’elle casse encore toutes les installations. Mon seul souhait, c’est qu’elle parte." Pour lui, le dépôt de plainte serait finalement l’exécution de menaces qu’elle lui aurait proférées lorsqu’il lui a annoncé la fin définitive de leur histoire, juste avant un voyage prévu au Maroc avec les enfants. 

Sa fille de 15 ans au cœur du second volet

Mais ce ne sont pas les seuls faits reprochés au père de famille. Il est également jugé pour violences sur sa fille. Le 15 mai 2026, cela fait deux jours que l’adolescente, âgée de 15 ans, a fugué du domicile. Lorsqu’Amine l’aperçoit sous la pluie au bord de la route, à Foix, il fait demi-tour avec sa voiture.

Dans ses auditions, l'adolescente décrit avoir reçu "plusieurs coups", au point de devoir se mettre en boule pour protéger son visage. À la barre, le prévenu admet avoir été "très violent verbalement", "furieux" et "dépassé", obligeant sa fille à rentrer dans le véhicule en lui maintenant la tête, mais nie l'avoir frappée. "Elle me voit comme la bête noire", explique-t-il. Celui qui ne veut pas la lâcher pour que ses notes remontent sur ses bulletins scolaires. Aujourd'hui son intention est claire : vendre son restaurant pour se concentrer "sur son rôle de papa".

À lire aussi : Deux compagnes mais aussi deux victimes : quand les violences conjugales s'imposent comme une habitude

Si le ministère public requiert 450 euros d’amende contraventionnelle concernant les violences reprochées sur l'adolescente, il se veut, en revanche, plus prudent sur le reste. Notamment après le courrier adressé au tribunal par Fanny, dans lequel elle souhaite rectifier certaines de ses déclarations. Le dossier manque par ailleurs, selon le parquet, "d’éléments qui permettent de corroborer" les dires de la plaignante. Celle-ci a même essayé d'entrer plusieurs fois en contact avec le mis en cause pendant la procédure.

La défense, elle, s’attarde sur les déclarations de l'employée, qui affirme avoir reçu entre "dix et vingt coups de poing" dans le restaurant. "Sans vouloir lui faire offense, lance Me Dedieu, il a des mains d’ours. S’il avait porté vingt coups de poing, les stigmates auraient été totalement différents." S'agissant de l'adolescente, l’avocat demande au tribunal de se replacer dans le contexte. Deux jours qu'elle a fugué. Un père terriblement inquiet. Inquiet "du malheur qui peut arriver à une gamine." Condamné à 250 euros d'amende pour les violences sur sa fille, le tribunal relaxe Amine des autres faits.

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