Parmi les points de l’accord trouvé autour du budget bruxellois figure notamment la mise en vente des bureaux du ministre-Président de la Région, situés rue Ducale et boulevard du Régent. ...
Dans le cadre de son accord budgétaire, le gouvernement bruxellois s'apprête à vendre une partie de son patrimoine immobilier. Parmi les mesures adoptées lors du conclave budgétaire figure en effet la mise en vente du complexe qui abrite actuellement les bureaux du ministre-président Boris Dilliès, rue Ducale et boulevard du Régent, à deux pas du parc Royal. Une opération qui pourrait rapporter, affirme la majorité, plusieurs dizaines de millions d'euros à la Région.
Le site comprend deux bâtiments séparés par une cour intérieure : un hôtel de maître néoclassique datant du XVIIIe siècle, situé au 9 rue Ducale, et un immeuble construit en 1976, donnant sur le boulevard du Régent. Ensemble, ils représentent une superficie de 10 673 m².
Le premier accueille les bureaux de la ministre-Présidence depuis la création de la Région bruxelloise, en 1989. Et possède une histoire singulière… Pendant la Seconde Guerre mondiale, il abritait la "Cantine suédoise", un lieu d'aide alimentaire aux enfants bruxellois qui servait aussi, clandestinement, de centre opérationnel au réseau Comète, chargé d'organiser l'évasion d'aviateurs alliés. Une plaque commémorative y a été inaugurée en 2016. Le second, occupé sous la précédente législature par le cabinet de Nawal Ben Hamou (PS), est aujourd'hui largement inoccupé.
Pour justifier cette décision, Boris Dilliès invoque une volonté de rationaliser les dépenses publiques.
Pour justifier cette décision, Boris Dilliès invoque une volonté de rationaliser les dépenses publiques. "Aujourd'hui, en tant que ministre-Président bruxellois, je dispose de deux bureaux. Je n'ai pas vraiment besoin de deux bureaux", a-t-il expliqué sur BX1, précisant avoir réduit les effectifs de son cabinet de 20 %. À terme, ses équipes seront regroupées au BIP (Brussels Info Place), place Royale, où une partie de leurs bureaux se trouve déjà.
Jusqu'à 45 millions d'euros ?L'opération pourrait rapporter plusieurs dizaines de millions d'euros à la Région. Selon La DH, une source évoque même 45 millions d'euros de recettes, réparties sur trois ans. Le cabinet du ministre-Président déclarait toutefois ne pas vouloir communiquer d'estimation officielle afin de ne pas influencer le processus de vente, et n'a pas répondu à nos dernières sollicitations à ce sujet.
"On ne va pas se mentir, le gouvernement bruxellois est en crise" : Boris Dilliès et Ahmed Laaouej s'affrontent sur le financement de la SLRBReste à identifier les acquéreurs potentiels. Malgré des travaux de rénovation à prévoir, la localisation particulièrement stratégique des deux immeubles constitue un atout majeur. L'ambassade des États-Unis, installée juste à côté du complexe pourrait figurer sur la liste des candidats potentiels. La vente devrait être réalisée par étapes, avec de premières recettes enregistrées dès cette législature.
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