En Irlande, un propriétaire a été condamné à verser une lourde amende à son ancienne locataire. Il est accusé d’avoir tenté de l’empêcher d’accueillir son compagnon.
En Irlande, un propriétaire a été condamné à verser une lourde amende à son ancienne locataire. Il est accusé d’avoir tenté de l’empêcher d’accueillir son compagnon.
En Irlande, une querelle locative s’est soldée par une lourde condamnation financière pour un bailleur. Comme le raconte The Irish Times, ce dernier était accusé par sa locataire d’avoir tenté de contrôler qui venait lui rendre visite à son logement.
Tout commence à Ticknevin, dans le comté de Kildare, lorsque le propriétaire a cherché à résilier le bail qui les liait à trois reprises, entre mars et mai 2025. La cause ? Il accusait le compagnon de la locataire d’avoir des comportements jugés antisociaux au domicile.
Selon lui, des incidents graves se seraient produits, notamment une menace d’incendie criminel et un autre incident au cours duquel du sang et un couteau ont été retrouvés dans le logement. Face à ces événements, le bailleur affirmait craindre pour la sécurité de ses proches et estimait que le conjoint résidait clandestinement sur place.
Privée d’eau par vengeanceMais la version de sa locataire était toute autre. Devant le tribunal, cette dernière a contesté toute cohabitation permanente, reconnaissant uniquement des visites occasionnelles de une à deux nuits par semaine.
Elle a accusé son propriétaire de lui avoir coupé l’eau, obligeant la mère de famille à s’approvisionner chez des proches pour les besoins de ses enfants. Si le propriétaire a nié et invoqué des travaux urgents liés à une fuite d’eau de 5 000 euros sur ses terres agricoles, la locataire a dénoncé une mesure punitive en rapport avec sa relation.
Pour prouver sa bonne foi et son désaccord avec les agissements de son partenaire, la mère de famille a en outre expliqué avoir elle-même sollicité la police locale et obtenu une ordonnance judiciaire restreignant l’accès de l’homme.
Une lourde amendeCet élément a pesé lourd devant les juges, qui ont considéré que cela démontrait que la femme n’approuvait pas et ne consentait pas au comportement de son conjoint.
Dans son jugement rendu en août 2026, l’instance d’arbitrage a finalement tranché en faveur de la locataire. Le tribunal a rappelé qu’il appartient au seul occupant de décider qui il reçoit chez lui. La justice a estimé que le propriétaire ne pouvait la tenir pour responsable des agissements d’un tiers qu’elle s’efforçait d’éloigner de son domicile.
Si la locataire a quitté volontairement le logement en août, le tribunal a estimé que ses derniers mois dans la maison avaient été affectés à la fois par la tentative de résiliation du contrat et par le manque d’eau. Il a donc ordonné au propriétaire de lui verser 6 000 euros de dommages et intérêts pour avoir manqué à son obligation de lui permettre de jouir du logement de manière "paisible et exclusive".