Malgré une consommation en berne, une communauté d’amateurs cultive une ferveur toujours plus vive pour les belles bouteilles. Plus jeunes et parfois prêts à dépenser sans compter, ils ont chacun leur manière de conjuguer goût, découverte et partage.
Théo Maréchau (ici, à La Cave du Château, à Paris) a été initié à l’œnologie dans le club d’une grande école. JULIETTE PAULET POUR « LE NOUVEL OBS »
D’un côté, les courbes s’affolent et les statistiques dressent un constat sans appel : la consommation globale de vin en France baisse irrémédiablement, entraînée par la chute du vin de table quotidien. De l’autre, une population hétéroclite de passionnés n’a jamais mis autant de cœur, d’énergie et parfois de budget, à dénicher et partager de belles quilles. Qui sont-ils ? L’image d’Epinal du notable d’âge mûr devisant doctement sur un grand cru classé du Médoc cigare au bec n’est plus vraiment la figure de référence. Au sein de notre panel, l’amateur peut maintenant être âgé d’un peu moins de 30 ans, est data-analyste, hôtesse de l’air, cadre dirigeant, chercheuse en UX (expérience utilisateur) ou stratège dans les assurances. Qu’il s’agisse d’une femme ou d’un homme, la même exigence est partagée : boire moins mais infiniment mieux.
On ne naît pas passionné de vin, on le devient. Pour Nolwenn Bisogno, 29 ans, tout bascule lorsque, pour ses 20 ans, son grand-père, amateur de flacons, lui offre une bouteille de son année de naissance : « C’était un gewurztraminer moelleux, qui m’a fait comprendre la magie de ce produit. Ce fut ma…
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