Le maire de Pujols, Yvon Ventadoux, a pris un arrêté symbolique le 1er octobre interdisant aux habitants de tomber malades, pour dénoncer la dégradation de l'accès aux soins. Cette initiative, qui fait écho à une...
l'essentiel Le maire de Pujols, Yvon Ventadoux, a pris un arrêté symbolique le 1er octobre interdisant aux habitants de tomber malades, pour dénoncer la dégradation de l'accès aux soins. Cette initiative, qui fait écho à une mesure similaire à Marmande, vise à alerter sur les conséquences des réformes hospitalières.
Il est désormais officiellement interdit de tomber malade à Pujols ! Par un arrêté municipal pris ce jeudi 1er octobre, le maire Yvon Ventadoux interdit à ses administrés tout malaise, fracture ou infection sur le territoire de la commune. Les habitants sont priés de "reporter leurs maladies à une date ultérieure" ou de restreindre leurs pathologies aux heures d’ouverture du Pôle de santé du Villeneuvois.
Évidemment, aucun garde-champêtre ne verbalisera les habitants victimes de la grippe. L’édile le reconnaît lui-même dans l’article 7 : la mesure est purement symbolique et son absurdité est délibérée. L’objectif est d’alerter les autorités nationales sur la dégradation continue de l'accès aux soins.
La même initiative à MarmandeL’arrêté cible directement les dispositions de la circulaire du 29 juillet 2026 sur les Groupements hospitaliers de territoire (GHT), dont les nouvelles mutualisations font peser de lourdes incertitudes sur l’avenir des services du Pôle de santé du Villeneuvois. "On ne peut pas imposer l’ouverture de services ou garantir des rendez-vous, alors on prend les mesures qui s’imposent", ironise le texte.
Cette initiative coup de poing s'inscrit dans un mouvement de contestation qui gagne le département. Quelques jours plus tôt, le 28 septembre, le maire de Marmande, Joël Hocquelet, avait dégainé une décision similaire pour protester contre les menaces d'affaiblissement du centre hospitalier et ses urgences. Pour les maires ruraux et périurbains, le constat est alarmant : le "code postal" ne doit plus être un facteur déterminant pour la santé des citoyens. À Pujols, l’arrêté restera symboliquement en vigueur jusqu’à ce que chaque citoyen puisse accéder à des soins de proximité dignes de ce nom.