Le parquet de Bruxelles a ouvert début 2026 une information judiciaire concernant des faits présumés de “corruption publique” survenus au sein de la SFPIM International. ...
Jean-Claude Fontinoy, ancien bras droit de l'ex-ministre des Finances Didier Reynders, est cité directement devant le tribunal correctionnel de Bruxelles. L'information révélée par Le Soir ce jeudi a été confirmée dans un communiqué du ministère public. Qui s'abstient toutefois de dévoiler les noms des différents protagonistes.

Au cœur de cette affaire : le sulfureux Jean-Claude Fontinoy, ex-patron de la SNCB et ancien président du conseil d'administration de la branche internationale de la SFPIM (le fonds souverain belge). Âgé de 81 ans, il comparaîtra en novembre 2026, avec, à ses côtés, Thierry Denuit, autrefois à la tête de l'ASBL qui dirigeait Train World et candidat MR à Rixensart lors des dernières élections locales d'octobre 2024.
Tous les deux sont soupçonnés de faits de "corruption publique" survenus au sein de SFPIM International. Selon le parquet, un véritable "modus operandi" aurait été mis en place par Jean-Claude Fontinoy et son conseiller entre 2023-2024.
Affaire Reynders : deux inculpés dans l'entourage de l'ancien ministreDes versements occultesDébut 2026, le parquet a ouvert une information judiciaire, confiée à la division économique et financière de la police judiciaire fédérale (PJF) de Bruxelles.
Selon les premiers éléments révélés par le ministère public, les deux hommes auraient mis en place un mécanisme consistant "à rémunérer de façon occulte, au travers de versements à une ASBL, des prestations de préparation d'un dossier de demande de financement à la SPFIM par le conseiller du président du conseil d'administration."
D'autres volets de corruption présumée, survenus au sein de la SPFIM, continuent d'être investigués, ajoute le parquet.
L'ombre de l'affaire ReyndersJean-Claude Fontinoy reste inculpé pour "association de malfaiteurs" et "faux en écriture" dans le cadre du dossier pour blanchiment d'argent visant Didier Reynders. Selon nos informations cette instruction touche à sa fin. Les inculpés ont pu avoir accès à leur dossier et des devoirs d'enquête complémentaires ont été demandés.
La Libre apprend également à bonne source que le dossier ouvert au parquet du procureur du Roi de Bruxelles concernant deux anciens membres d'ING a été envoyé au parquet général. Une décision doit encore être prise quant à son éventuelle jonction au dossier principal de blanchiment d'argent visant l'ancien président du MR.
Dans ce volet, l'âme damnée de l'ex-ténor libéral risque un renvoi devant la cour d'appel. Reste également à savoir si la juge d'instruction décidera ou non d'inculper Bernadette Prignon, magistrate honoraire de la cour d'appel de Liège et épouse de Didier Reynders.
La Libre apprend également à bonne source que le dossier ouvert au parquet du procureur du Roi de Bruxelles concernant deux anciens membres d'ING a été envoyé au parquet général. Une décision doit encore être prise quant à son éventuelle jonction au dossier principal de blanchiment d'argent visant l'ancien président du MR. En mai 2026, la banque au lion avait, quant à elle, conclu une transaction pénale à 1,6 million d'euros avec le ministère public.
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