Dans son spectacle-monstre de cinq heures quarante-cinq, le metteur en scène enchâsse l’œuvre de Roberto Bolaño et le poème de Lautréamont. Il interroge les relations entre le mal et la littérature et montre le Palais des Papes comme on ne l’avait jamais vu.
Le metteur en scène Julien Gosselin a fait vivre samedi, avec son spectacle d’ouverture « Maldoror », une expérience immersive au public en le faisant déambuler au plus près de ses acteurs. CHRISTOPHE RAYNAUD DE LAGE
C’est peu dire qu’on l’attendait. Parce que c’était lui, parce que c’était elle. Julien Gosselin, après « les Particules élémentaires », « 2666 » ou « Extinction », est de retour à Avignon dans le lieu dont il rêvait depuis si longtemps : la cour d’honneur du Palais des Papes. Au terme de cinq heures quarante-cinq de représentation, le public de la première s’est levé, sonné, éprouvé, ébloui par ce voyage au bout de l’enfer en trois escales, trois parties extrêmement différentes, composant une forme de leçon de ténèbres.
La première s’appuie sur les vers furieux de Lautréamont, mais aussi et surtout sur un roman de Roberto Bolaño, « la Littérature nazie en Amérique ». Mettant en scène des auteurs ou artistes (fictifs) chilien, argentin et guatémaltèque fascinés par le nazisme et le fascisme ou des témoins les ayant …
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