Avec sa nouvelle création, l’autrice et metteuse en scène s’attaque à la grossophobie. Une pièce qui met le corps au centre et qui mêle humour, tendresse et colère, élan mystique et dystopie, quitte à s’égarer en chemin.
Dans « la Parabole du seum », le corps est au cœur du dispositif, comme toujours chez Rébecca Chaillon. CHRISTOPHE RAYNAUD DE LAGE
Elles débarquent avec des tee-shirts noirs frappés des inscriptions « Queer Fat Feminist » puis se baladent dans les rangs du public et pointent les spectateurs d’un doigt ferme. Ici, le monde se divise en deux fois deux catégories : les minces et les autres. Les blancs et les autres. Au cours de leur passage en revue, les deux comédiennes clament donc « Mince » ou « Blanc » pour la plupart des spectateurs, et, pour les autres, lâchent des « Ahhhh » enthousiastes ou des « Bienvenue ! », avant de leur distribuer, ici ou là, des petits tickets verts pour participer à une grande loterie en fin de spectacle. Bienvenue chez Rébecca Chaillon qui, au gré de cette entrée en matière percutante, sans oublier d’en rire, déplace le regard et inverse les majorités.
La comédienne a été, et continue d’être, victime de grossophobie, de sexisme, de racisme, notamment lors des représentations de « Carte noire nommée désir » pendant le festival d’Avignon 2023. Des charges violentes qui l’ont durablement marquée. Cette fois, elle n’est pas au plateau mais y réunit se…
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