Depuis fin août, des fouilles archéologiques à Castres, entre les places Pélisson et Gabarrou, ont révélé des vestiges. Menées par six archéologues de la société Hadès, elles précèdent un projet immobilier de 17...
l'essentiel Depuis fin août, des fouilles archéologiques à Castres, entre les places Pélisson et Gabarrou, ont révélé des vestiges. Menées par six archéologues de la société Hadès, elles précèdent un projet immobilier de 17 logements. Les recherches se poursuivent jusqu’au 9 octobre.
Les fouilles archéologiques menées depuis la fin août sur l’îlot situé entre les places Pélisson et Gabarrou, en plein centre-ville de Castres, commencent à livrer leurs premiers éléments. Une équipe de six archéologues de la société Hadès travaille actuellement au 16, rue Borel, sur cette parcelle appelée à accueillir, à terme, une résidence de logements.
Des vestiges anciens de plusieurs sièclesCes recherches préventives avaient été prescrites après un diagnostic de l’Inrap ayant révélé la présence de vestiges. Elles constituent une étape nécessaire avant la réalisation du projet porté par des promoteurs locaux, qui prévoit 17 logements et 18 places de stationnement sur cet îlot de 641 m². Les archéologues recherchent notamment les traces d’un ancien îlot d’habitat daté du XIe au XIIIe siècle, mais aussi celles de la période moderne. Et les premières découvertes sont déjà au rendez-vous.
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En raison de l’exiguïté de la parcelle, la fouille doit être menée en deux temps. Dans la partie sud, les archéologues ont mis au jour "de très nombreuses maçonneries", précise la Ville de Castres, qui pourraient être rattachées à la période moderne. Au centre de la zone, une découverte plus singulière a également été faite : une pierre percée recouvrant un cuvelage en galets. Elle témoigne de la présence d’anciennes latrines dans cet habitat. La partie nord du site est actuellement en cours d’étude. Elle concentre plusieurs caves, dont l’une a déjà pu être entièrement dégagée en surface. Ces fouilles permettent ainsi de faire réapparaître une partie de l’histoire ancienne de ce secteur du centre-ville, longtemps occupé par des bâtiments avant leur démolition. Elles doivent se poursuivre jusqu’au 9 octobre, date prévue pour la fin de l’opération préventive.
Castres et sa richesse archéologiqueReste désormais à savoir ce que livreront les dernières semaines de recherches. Leur conclusion doit permettre de déterminer si le projet immobilier pourra entrer dans sa phase concrète, après plusieurs années d’attente pour cette parcelle située face à l’hôtel de Nayrac.
Ces découvertes ne sont pas vraiment une surprise à l’échelle du centre ancien de Castres et de sa périphérie directe, qui reposent sur plusieurs siècles d’occupation urbaine. Divers travaux réalisés ces dernières années ont régulièrement permis de retrouver des traces de cette histoire. En 2013, des ossements avaient ainsi été découverts rue Théron-Périé, près de l’actuel calvaire. Ils avaient été identifiés comme provenant de l’ancien cimetière de Villegoudou, utilisé au début du XIXe siècle.
Plus récemment, à l’été 2026, une autre découverte d’ossements humains avait été faite rue Blaveau, à proximité de l’ancien Carmel. Plusieurs crânes et ossements avaient été retrouvés lors du creusement d’une tranchée. Les premières investigations avaient orienté les recherches vers un ancien espace funéraire lié au Carmel, installé à Castres à partir de 1864. Là encore, l’ancienneté des vestiges avait rapidement été établie et des investigations archéologiques devaient permettre d’en préciser l’origine. À une autre échelle, les fouilles préventives réalisées sur le tracé de l’A69 ont également rappelé la richesse archéologique du territoire castrais. Sur le site de Camaillergue, au nord de Mélou, les archéologues avaient notamment mis au jour 418 tombes datant de l’âge du Bronze.