Après les trois décès survenus sur le chantier de la ligne C du métro à Toulouse, 26 élus de l'opposition métropolitaine demandent l'ouverture d'une Mission d'information et d'évaluation. Une procédure inédite voulue...
l'essentiel Après les trois décès survenus sur le chantier de la ligne C du métro à Toulouse, 26 élus de l'opposition métropolitaine demandent l'ouverture d'une Mission d'information et d'évaluation. Une procédure inédite voulue pour examiner les conditions de sécurité du chantier.
À la mi-août, les élus écologistes toulousains étaient montés au créneau pour demander la suspension d'une partie du chantier de la ligne C après la mort d'un ouvrier sur le viaduc de Labège. Un décès d'abord décrit comme une mort naturelle et pour lequel une enquête a finalement été ouverte. Les Insoumis aussi avaient exigé que toute la lumière soit faite, tout en dénonçant un "mensonge" au sujet de la première version des faits.
Cette fois-ci, sous l'égide de Maxime Le Texier (non inscrit), 26 élus métropolitains de l'opposition, issus de divers groupes (Écologiste, François Piquemal, Victor Denouvion, PCF) ont saisi Jean-Luc Moudenc pour lui demander l'ouverture d'une Mission d'information et d'évaluation sur les conditions de sécurité des travaux de voirie et du métro en particulier. Permise par le règlement intérieur, cette démarche serait une première dans la collectivité.
Trois morts sur le chantier"Après trois morts sur le chantier de la ligne C, faisons toute la lumière", demandent les élus dans un communiqué. Pour eux, s'il appartient bien à la justice d'examiner les circonstances des décès et notamment du dernier, cela "ne peut suffire et permettre de différer les questions qui relèvent de la responsabilité de notre métropole : la prévention, la sécurité des travailleurs et le contrôle de l’utilisation de l'argent public."
"Notre objectif n’est ni de mener une enquête judiciaire parallèle, ni de désigner des coupables. Notre responsabilité d’élus est de comprendre, d'éclaircir et surtout d’éviter qu’un nouveau drame puisse se produire", expliquent les signataires de la démarche. Cette mission se donne pour but "d'examiner les procédures de sécurité et de prévention" mises en œuvre sur les chantiers de la Métropole et notamment ceux de la ligne C, de dresser un bilan des accidents, d'accompagner les victimes, de se pencher sur les conditions de recours à la sous-traitance, sur le rythme de travail...
Les élus souhaitent que cette mission soit portée à l'ordre du jour du prochain conseil de Métropole. Sollicitée, la collectivité indique que la demande "est en cours d'instruction".