En été, le vélo permet de découvrir la région en mobilité douce, en faisant une activité physique. Après la boucle vigneronne, notre rédaction a testé pour vous la boucle spiripontaine, un itinéraire de 18 kilomètres...
En été, le vélo permet de découvrir la région en mobilité douce, en faisant une activité physique. Après la boucle vigneronne, notre rédaction a testé pour vous la boucle spiripontaine, un itinéraire de 18 kilomètres proposé par l’Office de tourisme Provence Occitane autour de Pont-Saint-Esprit, Saint-Paulet-de-Caisson, Carsan et Saint-Alexandre.
Après une première balade à vélo effectuée par Arthur et Paul, Tristan et moi prenons le relais. Ces derniers nous conseillent la boucle spiripontaine, longue de 18 km, qui traverse Pont-Saint-Esprit, Saint-Paulet-de-Caisson, Carsan et Saint-Alexandre. Au départ de Bagnols-sur-Cèze, nous partons en direction de Saint-Alexandre, village le plus proche, pour démarrer la boucle.
Si vous partez aussi de Bagnols-sur-Cèze, nous vous conseillons de prendre l’Avenue François-Mitterand, en direction de Pont-Saint-Esprit. Continuez sur la route de Lyon, puis tournez à gauche avant Saint-Nazaire pour éviter de rouler sur la nationale. Vous pourrez emprunter plusieurs sentiers agréables qui permettent de rejoindre Saint-Alexandre.
On retrouve de nombreux sentiers paisibles.
Midi Libre - Léni Sidoine
Une fois arrivés dans le village aux alentours de 10 h, Tristan et moi pouvons entamer la boucle. Nous commençons par rouler dans des petits chemins au milieu de la nature. Le soleil commence à taper mais les quelques rafales de vent nous donnent de l’air. Au bout de quelques centaines de mètres, nous traversons le centre-ville de Saint-Alexandre. Nous pouvons apercevoir une église mais aussi quelques chapelles qui font la beauté du village.
Des sentiers magnifiquesToujours en forme, nous ne faisons qu’un petit arrêt avant de repartir en direction de Pont-Saint-Esprit. Une nouvelle fois, nous traversons des sentiers, encouragés par les chants des cigales. Au bout de quelques kilomètres, nous rentrons dans les premiers lotissements de la commune. Puis, nous traversons une route qui longe le Rhône avec le pont du Saint-Esprit en ligne de mire.
À quelques centaines de mètres du pont, nous en profitons pour faire une petite pause et immortaliser le moment avec une photo. Si les jambes sont toujours fringantes, la chaleur commence à être importante. Nous repartons alors aussitôt en direction de Saint-Paulet-de-Caisson. Pour ceux qui prendront une pause un peu plus longue, vous pourrez faire un tour dans le parc de l’Hôtel de ville, et manger un bout dans l’un des nombreux restaurants du centre-ville. Pour les passionnés d’art, la ville abrite également le musée d’Art sacré dans une demeure médiévale.
Sur la route de Saint-Paulet-de-Caisson, nous sortons très vite du centre-ville de Pont-Saint-Esprit. Assez rapidement, nous nous retrouvons face à une première ascension. Encore frais, nous l’attaquons sans trop de difficulté, même si Tristan commence à prendre le large (heureusement le sommet est proche).
Une ascension difficile à CarsanAu niveau du village, nous prenons une pause pour reposer un peu les jambes. Si la première ascension est terminée, une autre bien plus importante nous attend dans quelques kilomètres. Après avoir bu une gorgée d’eau, nous remontons sur la selle, direction Carsan, dernier arrêt avant le retour à Saint-Alexandre.
L’église de Carsan, qui surplombe le village.
Midi Libre - Tristan Gayet
Très rapidement, nous apercevons au loin une montée. Plus on s’approche, plus elle paraît pentue. Déjà un peu fatigués, nous l’empruntons très lentement pour ne pas finir KO, au bout de quelques mètres. Très rapidement, je me rends compte que nous sommes sur la plus grosse difficulté de jour, qui comprend certains virages impressionnants et une côte qui n’en finit plus.
Au bord de la rupture, je laisse Tristan prendre de l’avance. Je n’essaie pas de le suivre, préférant garder mon rythme. À la suite de quelques virages, je ne le vois plus, j’essaie alors d’accélérer un peu avant de le voir un peu plus haut, immobile.
Quelques ascensions peuvent être difficiles pour les amateurs.
Midi Libre - Tristan Gayet
Au début, je reste surpris, et je remarque qu’il a posé le pied à terre, ce que je fais aussitôt en le rejoignant. Épuisés, nous décidons de terminer la montée à pied, pour garder nos dernières forces. Une fois en haut, le ouf de soulagement. Nous restons quelques minutes au sommet pour reprendre nos esprits et en profitons pour observer l’église du village que nous avions aperçu du coin de l’œil pendant la montée.
De belles descentes pour terminerÇa y est le plus dur est fait. La route pour rejoindre Saint-Alexandre n’est composée que de descentes. Un grand soulagement pour nous et nos jambes qui commencent à craquer. Si la descente est très reposante, les virages sont nombreux. Attention à ne pas prendre trop de vitesse si on ne veut pas finir dans le fossé. Très paisible, cette descente qui sillonne les champs nous fait retrouver Saint-Alexandre, notre point d’arrivée.
Si la boucle est terminée, il nous reste encore quelques kilomètres pour rejoindre Bagnols-sur-Cèze. Un dernier effort sous le soleil brûlant, qui nous a paru une éternité.