Dans la Loire, les refuges sont confrontés à une nouvelle vague d'abandons, pendant les vacances. Les associations indépendantes, confrontées à une baisse des dons, n'ont plus la capacité d'accueillir les animaux.
Publié le mercredi 12 août 2026 à 5h30
Dans la Loire, les refuges sont confrontés à une nouvelle vague d'abandons, pendant les vacances. Les associations indépendantes, confrontées à une baisse des dons, n'ont plus la capacité d'accueillir les animaux.
Des canicules à répétition, des animaux abandonnés, des refuges plein à craquer... La Fondation 30 millions d’amis débloque cet été une enveloppe de 2,4 millions d'euros, soit 700.000 euros de plus que l'an dernier, pour aider les associations en difficulté. Dans la Loire, quatre structures bénéficient de ce soutien, dont la SPA de Saint-Étienne. "Cette période de vacances est toujours terrible, s'inquiète Nadine Claire, présidente du refuge indépendant. On refuse des personnes qui veulent abandonner leur chien, mais on garde une place pour sauver les chiens de la fourrière et maltraités." Si les boxes sont saturés tout l'année, la situation devient "intenable" pendant l'été.
Situé au milieu des arbres, ce refuge n'offre pas des conditions de vie idéales avec beaucoup de béton, des boxes trop petits et une mauvaise isolation. Les fortes chaleurs ont contraint les bénévoles à installer des brumisateurs pour soulager les pensionnaires. "Nos animaux sont en souffrance, notre personnel est en souffrance. On n'est plus du tout dans la légalité par rapport aux normes imposées par l'État, au niveau des surfaces, se désole Nadine Claire. On a eu des fuites d'eau, avec des coupures d'eau. Il y a une grande nécessité de tout raser."
Une inquiétante baisse des donsLa SPA de Saint-Étienne ambitionne de lancer des travaux, très prochainement, pour bâtir avec une infirmerie, des boxes en extérieur mais aussi une chatterie toute neuve. Coût total de la rénovation : au moins 1, 3 millions d'euros. "Tant qu'on n'est pas propriétaires, c'est clair, on ne peut pas demander de subventions, explique la présidente de l'association. Il nous reste les mécènes et les grandes fortunes à qui on écrit pour demander une petite aide. Sans leg, on ne peut pas fonctionner." Le refuge compte aussi sur les dons des particuliers et les cotisations pour mener à bien ce projet, qui doit s'achever d'ici trois ans, au plus tôt.
À Saint-Chamond, tout près de la capitale ligérienne, les chiens récupérés par l'Association de défense des animaux aboient à chaque fois qu'un inconnu passe, mais les chats miaulent à peine. "La catastrophe, c'est les chats. Il y en a partout, pointe Laurence Richard, la présidente. On est sollicités tous les jours par des personnes qui trouvent des chatons, qui nous demandent des prises en charge. On ne peut pas !"
"C'est une vraie misère"En ce moment, neuf félins attendent une place dans ce refuge, avec une urgence : les chats errants, toujours plus nombreux et porteurs de maladies comme la teigne ou le typhus. "C'est une vraie misère pour les chats et pour ceux qui les aiment, déplore Laurence Richard. Quand on ne peut pas agir, on culpabilise alors qu'on n'est pas coupable, mais on se sent démuni et c'est vraiment très traumatisant." La présidente de l'association met en avant une solution parmi d'autres : la stérilisation. En réponse à ce phénomène, la Fondation 30 millions d'amis a décidé de prendre en charge la totalité des frais de stérilisation.
Malgré cette aide, le refuge doit toujours payer les autres soins vétérinaires, l'alimentation, les litières et certains travaux de rénovation. "On est toujours en train de courir après l'argent, souffle la présidente de l'Association de défense des animaux de Saint-Chamond. Le budget mécénat se réduit et hélas, on nous répond très souvent qu'il y a d'autres priorités et nous, on passe après." Moins de dons, trop d'abandons, pas assez d'adoptions.. Certains chats attendent depuis plusieurs années une nouvelle famille.
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Le 04/04/2026 à 10h15