Le pilier gauche Enzo Forletta, qui faisait son retour à Montpellier ce samedi après-midi, a voulu rester optimiste malgré le lourd revers encaissé (50-13).
Le pilier gauche Enzo Forletta, qui faisait son retour à Montpellier ce samedi après-midi, a voulu rester optimiste malgré le lourd revers encaissé (50-13).
Quelle analyse faites-vous de cette rencontre ?
C’est la dure réalité du championnat. Quand tu n’es pas bon sur certains détails, pourtant simples, c’est comme ça. À la mi-temps, on n’est pas loin (12-3). Il y a beaucoup de choses à travailler pour pouvoir réaliser un match beaucoup plus consistant à l’extérieur. Par exemple, en défense, il faut qu’on soit beaucoup plus organisé et beaucoup plus solide que ça dans la façon d’attaquer l’attaque. C’est quelque chose que Montpellier fait très bien, et ce n’est pas pour rien qu’elle a été, pendant plusieurs années, la meilleure défense. Sur ça, il faut s’améliorer. C’est ça qui nous fera gagner des matches. Il faut qu’on grandisse là-dessus.
Est-ce décevant ?
J’ai pourtant l’impression qu’on est sur la bonne voie. Parce que la semaine, il y a du travail qui est fait. Mais on ne peut pas, du jour au lendemain, arriver et gagner chez un finaliste du Top 14. C’est peut-être vous qui le croyez, mais moi je suis sûr que ça ne se fait pas comme ça. Quand Montpellier a fait l’access-match, ils ne sont pas revenus l’année d’après en gagnant partout à l’extérieur comme ça. Donc il faut continuer à bosser, avoir la tête dans le guidon, et au bout d’un moment, ces petits détails vont faire que le score se réduira. C’est la confiance qui fera qu’on gagnera des matches à l’extérieur.
Comment expliquez-vous cette seconde période ?
Il y a deux, trois essais faciles pour eux, ça leur donne de l’air, et après, ils déroulent, ils déroulent… On a vu la différence de rigueur entre une équipe qui joue le très haut du tableau et nous. C’est ça, la différence.
Est-ce un avertissement ?
Je ne sais pas… Bien sûr que, l’objectif, c’est de changer complètement le visage de l’équipe et du club. Mais le changer du jour au lendemain, dans le sport de haut niveau, ce n’est pas possible. Tu ne peux pas, d’une saison à l’autre, viser le très, très haut sans qu’il y ait des steps à passer. Il faut qu’on se serve de ce match pour continuer à bosser, même si ça fait un mois qu’on travaille très bien. Il y a des moments où la réalité te retombe dessus. Mais il ne faut pas baisser les bras. Il faut que ça nous donne de la force. Il y a beaucoup de joueurs d’expérience, donc il faut qu’on travaille tous de la même façon. Je ne suis pas content, oui, mais on ne va pas tirer de leçons sur un seul match. On va analyser ça, dès ce dimanche, pour voir la différence qu’il y a entre eux et nous. Mais il y a des choses positives aussi dans ce match, malgré le score. C’est bizarre à dire, mais il y a deux, trois points positifs. Les vingt premières minutes, je pense qu’elles sont très bien de notre part. Mais on est encore une petite équipe. On a encore ce truc que si on ne marque pas sur nos occasions… Il faut qu’on grandisse sur ça. Il fait qu’on continue à y croire, ne pas lâcher. Je l’ai déjà vécu plusieurs fois des scénarios où tu fais les choses bien la semaine, et après…