À 52 ans, Stéphane Carpi a connu une riche carrière rugbystique. Il va d’ailleurs la commencer au début des années 1980, lorsque l’école de rugby de Mézin voit le jour (il a alors 8 ou 9 ans), et il va y faire toutes...
À 52 ans, Stéphane Carpi a connu une riche carrière rugbystique. Il va d’ailleurs la commencer au début des années 1980, lorsque l’école de rugby de Mézin voit le jour (il a alors 8 ou 9 ans), et il va y faire toutes ses gammes jusqu’en seniors.
Il occupe le poste de première ou de seconde ligne. Puis, il décide de s’engager dans l’armée de l’air. Son choix professionnel va alors l’éloigner des terrains pendant quelques années, il ne peut jouer que par intermittence.
Cependant, l’engagement au sein des forces armées lui permet de se maintenir en bonne forme, et, à la faveur d’une mutation géographique et du fait qu’un Mézinais évolue à la SAC, en la personne de Mathieu Daste, il décide de tenter l’aventure à Condom, qui évolue alors en Fédérale 2.
Stéphane est reconverti, un peu malgré lui, au poste de première ligne. C’est une denrée déjà rare à l’époque, mais il ne rechigne pas à la tâche, même si, au départ, il est assez réticent à l’idée d’évoluer à ce poste.
Au final, il effectuera même une pige à ce poste en première lors d’un match de Challenge. Néanmoins, il voit son engagement dans le Gers arrêté par ses obligations professionnelles et la préparation de concours.
Il rejoint un an plus tard l’Union Sportive Néracaise et un certain Yann Saint-Loubert, avec lequel il a joué de nombreuses années à Mézin (ils sont de la même génération). Il décide de mettre sa carrière entre parenthèses durant quelques saisons pour se consacrer à la course à pied et au semi-marathon.
C’est, pour Stéphane, une forme de compensation, car le fait de ne pas toujours pouvoir s’impliquer comme il le souhaiterait dans les clubs est durant cette période difficile à accepter. Mais sa passion pour le rugby reste chevillée au corps, et il décide à nouveau de retenter l’aventure à Saintes pendant quatre saisons, qui seront riches en émotions.
Puis, il posera ses valises dans les clubs de Cestas (à la suite de sa mutation à Mérignac), et du Pays du Médoc. Il bouclera la boucle la saison dernière en terminant dans son club de toujours, en l’occurrence le RC Mézin, où il évoluera en réserve au sein d’une équipe composée de vieux grognards, qui remportera le titre de Terroir.
Lorsqu’on écoute Stéphane, il ne garde que de bons souvenirs de sa carrière, que ce soit le titre du PA en réserve avec Mézin (en Honneur), sous la houlette de Domi Riviere, le titre du comité avec l’équipe réserve de Saintes, ou encore les saisons à Condom, où il a pu évoluer à un bon niveau rugbystique à l’époque.
L’ensemble des clubs où il a pu jouer au gré des mutations ont toujours été des expériences bénéfiques, générant de nouvelles rencontres, et un véritable enrichissement humain. Aucun mauvais souvenir, mais il garde quand même en tête une demi-finale de championnat de France avec Mézin, face à Capestang.
Il était cadet. Il jouait alors seconde ligne, et les Héraultais, fidèles à leur réputation, durcissent rapidement la rencontre (c’est un match à l’ancienne avec quelques mêlées "relevées"). C’était compter sur Stéphane et son complice en seconde ligne Olivier Bornat pour calmer les velléités de leurs adversaires.
Hélas, ils perdront la rencontre (16-13). Si Stéphane reconnaît que son métier et sa passion pour la course à pied lui ont permis de pouvoir toujours être dans une excellente condition physique, il regrette finalement de ne jamais avoir pu s’engager pleinement dans sa carrière de joueur.
En attendant, il reste un exemple pour les nouvelles générations, d’exemplarité et d’implication sur un terrain. Désormais, il fait valoir ses talents culinaires au RCM le vendredi soir avec les bénévoles et les anciens du club. La grande famille du rugby peut désormais lui dire merci.