Entre juin et septembre 2026, alors que la région subissait les canicules, 450 incendies se sont déclarés sur le territoire, y compris dans les Pyrénées, un fait exceptionnel selon la Generalitat de Catalogne.
Entre juin et septembre 2026, alors que la région subissait les canicules, 450 incendies se sont déclarés sur le territoire, y compris dans les Pyrénées, un fait exceptionnel selon la Generalitat de Catalogne.
La "saison des feux" 2026 a été marquée en Catalogne par "la virulence et la simultanéité des incendies, dans un contexte de températures élevées et de vulnérabilité du territoire, y compris dans les Pyrénées", souligne la Generalitat dans le bilan qu’elle dresse pour la période du 1er juin au 15 septembre.
36 jours de risques extrêmes contre 7 jours en 2025Les Catalans ont ainsi comptabilisé 36 jours de "risques extrêmes d’incendies de forêt cet été" sur l’ensemble de la région. Un chiffre correspondant au nombre de jours consécutifs où le plan d’alerte régional, baptisé Alfa, a été monté au niveau 4, le niveau le plus élevé de risques incendies. Lors de la même période en 2025, l’Alfa 4 n’avait été activé "que" pendant 7 jours consécutifs, et 5 jours en 2024 (jamais en 2021, 2022, 2023).
450 feux ont donc été recensés, ravageant 4 833 hectares. 8 incendies sur 10 ont concerné des surfaces inférieures à 1 hectare, note la Generalitat. L’incendie le plus important a été celui qui a brûlé 2 000 hectares à La Bisbal d’Empordà le 3 juillet dernier.
Anomalie de températures dans les PyrénéesSi 15,50 % des feux ont été provoqués par la foudre, la majorité a été causée par l’activité humaine : la négligence à 20,85 %, les accidents à 19,28 % et les incendies criminels à 21,48 %. Parmi ces derniers, celui de Carme (500 hectares détruits). Selon la Generalitat, "la plupart de ces actes d’imprudence sont dus avant tout aux engins pyrotechniques ou pétards, et aux cigarettes".
Enfin, les Catalans notent la vulnérabilité du massif des Pyrénées qui a subi une anomalie de température "supérieure à 4 degrés par rapport à la période 1991-2020 avec des températures atteignant 40,1 degrés dans des zones comme le Val d’Aran". La foudre a aussi provoqué plusieurs incendies en haute montagne "dans des secteurs très difficiles d’accès, le plus important, à Senet, a ravagé plus de 100 hectares".