Вход на сайт

Просмотр новости

Найдите то, что Вас интересует

Du Cambodge à l'Inde, Michaël de Saint-Chéron retrace le destin d'André Malraux cinquante ans après sa mort

Дата публикации: 25-10-2026 12:00:10

À l’occasion du cinquantenaire de la disparition d’André Malraux, Michaël de Saint-Chéron fait paraître chez Actes Sud « Malraux, une vie au miroir de l’art et du sacré ». Une traversée du destin de l’auteur de « La Condition humaine », vouée à l’art et à la quête de transcendance.

Основное содержимое страницы с новостью.

À l’occasion du cinquantenaire de la disparition d’André Malraux, Michaël de Saint-Chéron fait paraître chez Actes Sud « Malraux, une vie au miroir de l’art et du sacré ». Une traversée du destin de l’auteur de « La Condition humaine », vouée à l’art et à la quête de transcendance.

C’est l’histoire d’un Saint qui s’intéresse à un agnostique. Ou plutôt de Michaël de Saint-Chéron, qui très tôt est épris d’admiration pour André Malraux. Le premier émoi survient un soir de l’été 1973. Michaël, dix-huit ans, et son frère François, quinze ans, découvrent André Malraux à travers l’objectif de Philippe Halphen, dans le documentaire Spécial André Malraux, diffusé sur l’ancienne chaîne 1 de l’ORTF. Il ne l’avait jamais lu et ne connaissait pas encore son œuvre, mais le choc est presto pour le futur philosophe des religions.

« Je voudrais montrer dans ce livre, sans doute mon ultime livre sur cet homme qui aura habité ma vie, que l’expérience de l’art fut la plus puissante des spiritualités de Malraux… » Tout est là, ou presque, dans ces mots de Michaël de Saint Chéron, auteur de Malraux et le Bangladesh. Une conviction qui fait écho à celle de Malraux lui-même : « Ce qui compte essentiellement pour moi, c’est l’art. Je suis en art comme on est en religion », écrivait l’auteur des Antimémoires. Chez Malraux, l’art dépasse la foi de cet irréductible incroyant. Il est une façon de conjurer la mort, de défier le temps et de chercher, au-delà des différences culturelles, ce qui rapproche les êtres.

Fascination pour l'Inde

Cette conception de l’art, de la mort et du sacré trouve un prolongement dans la fascination qu’a Malraux pour l’Inde et l’Extrême-Orient. « La question de la transcendance et de la communion hante tous les écrits de cet amant de l’Inde », écrit Michaël de Saint-Chéron. Malraux lui-même évoque « les deux plus puissantes expressions de la métamorphose, âme de l’Inde religieuse y sont l’agonie et le crépuscule ».

Cette fascination pour le sous-continent indien trouve un écho stupéfiant en Haïti. En décembre 1975, lors de son dernier voyage, Malraux découvre les peintres de Saint-Soleil, dont les œuvres sont foncièrement marquées par la spiritualité vaudou. Cette rencontre constitue l'acmé d’une vie faite d'expéditions et de diplomatie culturelle, mais invite aussi à relire les discordances de son parcours à la lumière de ses engagements ultérieurs.

L’épisode cambodgien de 1923 en offre un exemple distinctif. Arrêtés à Phnom Penh après avoir prélevé des sculptures du temple de Banteay Srei, André Malraux, Clara Malraux et Louis Chevasson bénéficient bientôt du soutien de figures littéraires comme Gide, Breton et Aragon, signataires d’une pétition publiée dans Les Nouvelles littéraires.

Travail d'orfèvre

C’est précisément cette légende que Michaël de Saint-Chéron semble prolonger. Un siècle après les faits, il s’étonne que l’épisode continue de jeter une ombre sur la mémoire de Malraux, rappelant que les bas-reliefs sont conservés au Musée national de Phnom Penh et que l’écrivain s’est ensuite engagé pour la sauvegarde des monuments de Nubie. Il y a là un soupçon de romantisation d’une affaire qui relève aussi de l’appropriation culturelle. Que Malraux soit devenu un défenseur des monuments menacés n'efface pas ce contresens. Et lorsque Michaël de Saint-Chéron souligne que la célébrité de ce temple hindou dédié à Shiva doit beaucoup à l’écrivain français, on peut se demander si le temple n’est pas, une fois encore, ramené à la légende de celui qui en a prélevé les sculptures.

Malgré cette réserve, le travail de Michaël de Saint-Chéron reste un travail d’orfèvre. Son approche, à la fois exigeante et accessible, éclaire d’un jour nouveau la trajectoire intellectuelle de celui qui a donné naissance au « Musée imaginaire ». Comme l’écrit Saint-Chéron, « si pour Lévinas, l’épiphanie du visage comme visage ouvre l’humanité, l’épiphanie de la vie, au sortir de la fosse aux chars, ouvre aussi Malraux à l’humanité. »

***

Malraux, une vie au miroir de l’art et du sacré, Michaël de Saint-Chéron , Actes Sud, 208 p., 21 €

Схожие новости

#Наименование новостиТональностьИнформативностьДата публикации
1Михалков, Сергей Владимирович - ПЕРСОНА ТАСС0012-03-2023
2Михаил Швыдкой назвал Владимира Молчанова человеком с обострённым чувством искусства07.6613-05-2026
3Издательство АСТ представит сборник военных стихотворений Сергея Михалкова0021-02-2025
4Michael Douglas, luces y sombras de una vida trepidante09.2707-10-2026
5Роман Михайлов выпустит книгу дневников и воспоминаний «Песни джиннов» — об Индии, Пушкине, позднесоветском детстве и снах012.7403-08-2026
6Никита Михалков: счастье жизни в самой жизни0020-10-2020
7Miró Mallorca Revisited: Café con Antònia Maria Perelló06.221-06-2024
8Русская история стала темой новой книги лауреата Гонкуровской премии Андрея Макина0006-01-2023
9誰の人生を誰が書いているのか?――フィリピンをめぐる「回顧録」について(柏原 千英) 0531-05-2026

Классификация: Культура. Схожих патентов: 0. Схожих новостей: 9. Тональность: 0. Информативность: 7.16. Источник: www.marianne.net.