Le jeudi 15 octobre dernier, un riverain du centre-ville de Perpignan a été réveillé à 6 h 15 du matin par le bruit d’une débroussailleuse à essence. Pensant bien faire, un agent de la Ville avait en effet commencé...
Le jeudi 15 octobre dernier, un riverain du centre-ville de Perpignan a été réveillé à 6 h 15 du matin par le bruit d’une débroussailleuse à essence. Pensant bien faire, un agent de la Ville avait en effet commencé les travaux plus tôt.
Avant l’heure, ce n’est pas l’heure. C’est ce qu’a dénoncé un riverain de la dalle du parking Arago, au centre-ville de Perpignan.
Il était 6 h 15 du matin, la ville était encore plongée dans la nuit le 15 octobre dernier, quand ce Perpignanais a été réveillé en sursaut. Il venait d’entendre le bruit d’une "débroussailleuse à essence", précise-t-il d’une oreille visiblement aiguisée.
Attisé par la curiosité, et désormais bien réveillé, ce riverain s’est penché sur la situation pour tenter de comprendre ce qu’il se tramait sous ses fenêtres. "Il s’agissait d’agents municipaux qui étaient déjà en train de travailler", indique-t-il.
Éclairé par les phares d’une voiture et une lampe frontaleMais le bruit n’est pas la seule chose qui l’interroge. "L’éclairage semblait provenir principalement des phares du véhicule et un seul des agents disposait d’une petite lampe frontale, souligne le riverain. Compte tenu de la faible luminosité à cette heure, je me demande si les conditions d’éclairage étaient suffisantes pour garantir la sécurité des agents et des personnes à proximité".
Alors que s’est-il passé au petit matin sur cette dalle Arago ? L’Indépendant a posé la question à la Ville de Perpignan. "Ce jour-là, l’agent qui s’occupe normalement de ces travaux est tombé malade. Il a été remplacé par un autre fonctionnaire qui n’était pas habitué. Il n’a pas pensé à mal. Il a imaginé qu’en démarrant plus tôt, il dérangerait moins les voisins. Effectivement, il ne s’était pas suffisamment éclairé. Il a aussi utilisé une débroussailleuse à essence, plutôt qu’électrique".
Même si, selon la Ville, ses actions "partaient d’une bonne intention", les services ont "passé des consignes pour que cela ne se reproduise plus, ces travaux devant bien être effectués entre 7 heures et 8 heures".
La municipalité gérée par le maire RN Louis Aliot assure également être "navrée" pour ces nuisances.