Même si elle n'a pas été touchée par la casse lors de la mobilisation de samedi 17 octobre, Magali, fleuriste dans le centre-ville de Grenoble, est très inquiète avant le nouvel appel à manifester ce samedi. Elle a écrit à Sébastien Lecornu, qu'elle accuse de ne pas protéger les commerçants.
Publié le jeudi 22 octobre 2026 à 14h38 Mis à jour le vendredi 23 octobre 2026 à 11h48
Même si elle n'a pas été touchée par la casse lors de la mobilisation de samedi 17 octobre, Magali, fleuriste dans le centre-ville de Grenoble, est très inquiète avant le nouvel appel à manifester ce samedi. Elle a écrit à Sébastien Lecornu, qu'elle accuse de ne pas protéger les commerçants.
Le coup de gueule d'une commerçante grenobloise. Alors que se profile "l'acte II" de la mobilisation des gilets jaunes et des lycéens ce samedi 24 octobre, une semaine après la casse et les pillages qu'ont subi une centaine de commerces du centre-ville, une fleuriste alerte au plus haut sommet de l'État. Magali, gérante de la boutique Folie d'Orchidées, a écrit au Premier ministre ce lundi pour lui annoncer qu'elle ne paiera plus de taxes tant que les magasins ne seront pas protégés.
"J'ai eu la chance que mon magasin ne soit pas touché samedi, mais j'ai peur pour les prochaines manifestations, raconte Magali. Je ne sais pas quoi faire ? Si je ferme, je perds de l'argent car les assurances ne nous indemnisent pas. Et si j'ouvre, j'en perds aussi, puisqu'il n'y aura personne en centre-ville, et en plus je prends le risque de me faire casser la boutique", cér
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"Je préfère payer mes employés que l'État"Malgré les promesses du gouvernement de déployer une présence massive de forces de l'ordre ce samedi, Magali va donc faire protéger son magasin par des agents. Mais elle se pose aussi la question de la suite. "Combien de temps ça va durer ? On va avoir des manifestations tous les samedis pendant six mois ? Comment je vends mes chrysanthèmes pour la Toussaint ? Est-ce qu'on va pouvoir travailler correctement pour Noël ? Si ça continue, on va tous couler."
Ce sont toutes ces questions que la commerçante a transmises à Sébastien Lecornu. "Je lui ai dit que je ne paierai plus la TVA ni l'URSSAF tant que l'État ne sera pas capable de nous protéger, et de nous aider ! J'aurai les huissiers à la boutique, et bien tant pis !" La fleuriste assure que c'est "soit j'arrête de payer les taxes, soit je licencie mes salariés et je ne paie pas mes fournisseurs. Moi, je préfère payer mes employés que de payer l'État qui n'en a rien à faire de nous." Elle espère avoir une réponse des services de Matignon, qui lui ont "toujours répondu les fois précédentes", avant d'éventuellement reprendre ses paiements.
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