Attristée par la déclaration dans les colonnes de "L’Indépendant" de son ancien collègue sénateur Sébastien Pla, la socialiste Gisèle Jourda tient à préciser "qu’elle a toujours œuvré pour le département de l’Aude" et...
Attristée par la déclaration dans les colonnes de "L’Indépendant" de son ancien collègue sénateur Sébastien Pla, la socialiste Gisèle Jourda tient à préciser "qu’elle a toujours œuvré pour le département de l’Aude" et pas seulement pour la commission des affaires étrangères au palais du Luxembourg.
La phrase lui est restée en travers de la gorge. L’ancienne sénatrice socialiste de l’Aude, Gisèle Jourda, s’est sentie visée par les mots de son ancien collègue audois, Sébastien Pla, dans les colonnes de L’Indépendant lors d’un entretien sur le mandat qui se présente : "Je ne pense pas que l’on règle les problèmes de l’Aude en voyageant en Azerbaïdjan ou au Kazakhstan", avait déclaré le parlementaire réélu pour six ans au palais du Luxembourg sans pour autant citer nommément l’ancienne élue.
De quoi irriter Gisèle Jourda qui a pris cette phrase pour elle. "J’ai reçu beaucoup de messages à ce sujet et j’ai du mal à comprendre pourquoi il a dit cela. Je l’ai pris pour moi car je suis allée dans ces deux pays durant mon premier et mon second mandat au Sénat en étant membre de la commission des affaires étrangères", déplore-t-elle. L’ancienne parlementaire tire un bilan de ces années passées dans l’hémicycle. "Je n’ai jamais oublié notre département. J’ai notamment contribué au rééquilibrage dans les unités des forces de l’ordre. Ce projet est aujourd’hui à l’arrêt mais il a eu un impact pour le territoire", souligne-t-elle avant de préciser son investissement sur la vallée de l’Orbiel. "S’il y a eu une commission d’enquête c’est aussi parce que j’y ai contribué", ajoute l’ancienne élue au parlement.
Le cliché de la discordeSi Gisèle Jourda a du mal à comprendre ce tacle glissé, il faut peut-être remonter à quelques jours avant les élections sénatoriales, le dimanche 27 septembre. Avant de mettre un terme à son mandat, la parlementaire socialiste a rencontré les maires du territoire. Et elle a terminé ses rendez-vous par une entrevue avec l’édile Rassemblement national de Carcassonne, Christophe Barthès, qui l’a rapidement partagée sur les réseaux sociaux.
La séquence a fait grand bruit dans les rangs de la maison rose et au-delà notamment car les deux partis sont en guerre ouverte dans l’Aude à chaque échéance électorale. "J’aurais préféré prendre la photo avec Alix Soler-Alcaraz en tant que maire", tranche Gisèle Jourda. "J’ai toujours été très spontanée, avec la volée de bois vert que j’ai reçue je n’aurais pas dû prendre cette photo mais je trouve cela disproportionné", estime l’ancienne élue.