Des étudiants du Campus Mailly à Perpignan ont levé leur blocus vendredi 16 octobre 2026 au matin après une discussion avec les forces de l’ordre. Après quelques tensions, une élue municipale de Perpignan est accusée...
Des étudiants du Campus Mailly à Perpignan ont levé leur blocus vendredi 16 octobre 2026 au matin après une discussion avec les forces de l’ordre. Après quelques tensions, une élue municipale de Perpignan est accusée d’agression physique.
Ce vendredi matin, comme ils l’avaient fait au cours de la semaine dernière durant 30 minutes, des étudiants du Campus Mailly (situé en cœur de ville et consacré aux études de droit) avaient entamé un blocus dès 7 heures du matin. Une vingtaine d’étudiants réclamaient "des conditions d’études dignes et égales pour tous" mais aussi "des solutions de stationnement et un restaurant universitaire". Ils disaient vouloir poursuivre la mobilisation jusqu’à obtenir une réponse de la direction.
Finalement, à 8 h 30, le blocus était levé. "Les forces de l’ordre nous ont indiqué que les locaux appartenaient à la mairie et qu’ils allaient procéder à l’évacuation si le blocage perdurait, on est donc parti", expliquait à L’Indépendant Riad Bouafia, étudiant dans cette antenne du centre-ville de Perpignan.
Contactée par L'Indépendant, l'université évoquait la présence de "cadenas en U placés par des étudiants au niveau des grilles d'entrée et qui ont été facilement retirés par le service technique de l'Université Perpignan Via Domitia (UPVD) pour permettre l'accès aux bâtiments et le maintien des activités universitaires".
Un blocus qui a généré une certaine montée de tension et des étudiants pointaient du doigt le comportement de Clarisse Bourquin, étudiante du campus Mailly mais aussi conseillère municipale RN à la ville de Perpignan, élue sur la liste conduite par le maire d’extrême droite, Louis Aliot.
Des étudiants annonçaient d’ailleurs leur intention de déposer une plainte contre l’élue du Rassemblement National pour "agression physique". Selon eux, elle aurait "agressé et humilié publiquement une étudiante de l’université". Elle aurait "pincé le visage de l’étudiante, avant de l’intimider en la filmant de très près, flash dirigé vers les yeux".
Des faits qui auraient été filmés et diffusés sur les réseaux sociaux. Ils demandaient par ailleurs à l’université que "des sanctions soient prises à l’encontre de Clarisse Bourquin, qui est encore aujourd’hui élue représentante étudiante à la faculté de droit".
Consternés par son comportement
Selon les informations de L’Indépendant, Clarisse Bourquin pourrait être convoquée prochainement devant le conseil de discipline de l’université de Perpignan pour des faits qui se seraient produits la semaine dernière lors d’un premier blocus du Campus Mailly. Malgré les remarques du vigile, l’élue se serait introduite dans les locaux afin d’ouvrir une porte depuis l’intérieur et mettre ainsi fin au blocus. Or, le doyen et le président de l’université auraient expressément demandé à ne laisser entrer personne dans le bâtiment afin d’éviter tout débordement.
"On est consterné par son comportement mais aussi par le fait qu’elle soit à la fois représentante des étudiants et élue à la mairie, ça ne nous paraît pas être compatible", expliquait Riad Bouafia.
Contactée par L’Indépendant, Clarisse Bourquin n’avait "aucun commentaire à faire à ce sujet". La mairie de Perpignan s’est également refusée à tout commentaire. Quant à l'université de Perpignan, elle a indiqué être "vigilante aux mouvements étudiants et sociaux en cours afin d'assurer la sécurité des personnes et la sûreté des biens" mais elle a aussi précisé "ne pas être autorisée à communiquer des informations personnelles relatives à ses agents ou à ses étudiants".