Les services d’urgence ont eu du mal à authentifier l’appel reçu de la prison où l’Américaine a survécu à son exécution après deux injections létales.
Les services d’urgence ont eu du mal à authentifier l’appel reçu de la prison où l’Américaine a survécu à son exécution après deux injections létales.

HANDOUT / AFP
Cette photo fournie par le Département de l’administration pénitentiaire du Tennessee, datée du 12 janvier 2023, montre Christa Pike, meurtrière américaine condamnée à la peine de mort. Son exécution a échoué le 30 septembre 2026.
La confusion était totale. Il était 20h40 mercredi 30 septembre, lorsque les responsables de la prison de Riverbend, à Nashville, dans le Tennessee, ont contacté les secours, constatant que Christa Pike était toujours en vie, malgré l’administration de deux injections létales une heure plus tôt.
À l’autre bout du fil, les opérateurs du centre d’appels d’urgence ont d’abord pensé qu’il s’agissait d’un canular. Car, au-delà du caractère incroyable de la demande, la personne qui a donné l’alerte n’a pas fourni le code qui aurait permis de vérifier l’authenticité de l’appel et de la demande, rapporte l’agence de presse Associated Press (AP), qui s’est procuré les enregistrements.
« On essaie de comprendre si c’est une vraie demande et s’il faut que nous envoyions une ambulance ou que la police intervienne, ou si quelqu’un est juste en train de nous faire une blague », explique une femme à un interlocuteur se trouvant dans la prison. Des appels de ce genre ont été passés à la police et à une patrouille autoroutière.
20 minutes plus tard, les responsables du centre d’appels d’urgence en déduisent qu’il s’agit alors d’un appel fallacieux. « Il n’y a pas besoin d’assistance médicale à la prison de Riverbend », concluent-ils. La confusion semble avoir été aggravée par d’autres membres du personnel pénitentiaire qui ont déclaré qu’ils « n’ont pas passé cet appel », rapporte la BBC.
Ce n’est qu’une demi-heure après l’appel initial que les responsables de la prison ont confirmé la véracité de l’appel et ont demandé l’envoi des secours. Ni l’agence gouvernementale chargée de la gestion des prisons ni les avocats de Christa Pike n’ont donné suite aux demandes de commentaires de l’AP.
De retour en prisonLa prisonnière a pu être prise en charge et hospitalisée dans un état critique. Après avoir passé plusieurs jours en observation, elle est sortie de l’hôpital samedi 10 octobre et a pu retourner en prison, où elle continue de recevoir des soins. « Son chemin sera long avant qu’elle récupère », ont expliqué ses avocats à la BBC.
Âgée de 50 ans, Christa Pike aurait été la première femme à être exécutée depuis plus de 200 ans dans le Tennessee. Elle a été condamnée en 1995 pour le meurtre de Colleen Slemmer, âgée de 19 ans, alors qu’elle-même en avait 18. Ses deux complices, également adolescents, ont échappé à la peine de mort.