Dans le cadre de la série “Les restaurants coups de cœur de la rédaction”, les journalistes de La Libre vous dévoilent les établissements qui les ont marqués. Francis Van de Woestyne, journaliste, se confie sur une anecdote personnelle qui s’est déroulée à la Brasserie des Étangs Mellaerts, située à Woluwe-Saint-Pierre. ...
Les restaurants, que ce soit entre amis ou en famille, sont des lieux qui rassemblent pour partager des moments, parfois assez forts.
Francis Van de Woestyne, journaliste à La Libre, y a vécu des moments gravés dans sa mémoire, surtout un qu'il a partagé en famille, à la Brasserie des Étangs Mellaerts à Bruxelles.
"C'est un établissement qui ne correspond pas à ceux que je fréquente d'habitude. J'aime bien les restaurants intimes, italiens de préférence, avec des petites tables. Ici, il s'agit d'une grande brasserie", explique-t-il. "Il m'arrive souvent d'y manger une côte de porc, à basse température, avec une sauce pickles faite maison", précise l'ancien rédacteur en chef de La Libre.
La Brasserie des Étangs Mellaerts, appartenant à la société horeca Restauration Nouvelle, est un lieu où Francis Van de Woestyne va de temps en temps, en famille, entre amis ou encore pour des déjeuners professionnels. "Il m'est arrivé d'y aller avec des hommes et des femmes politiques ou avec des chefs d'entreprise. Mais les meilleurs souvenirs que j'ai sont en famille ou avec des amis ou des amies très proches. On n'y va pas que pour manger, mais pour vraiment partager un moment", ajoute l'auteur des "États d'âme".
Situé dans un "endroit dégagé, entouré de verdure", avec une plaine de jeux pour enfants, un parcours de minigolf, pour Francis Van de Woestyne, cela reste un endroit serein "malgré le brouhaha" de l'extérieur, puisque le boulevard du Souverain, l'Avenue de Tervueren et plusieurs trams circulent à proximité de l'établissement, souligne celui qui y va de temps à autre à vélo. "À l'intérieur, on n'entend rien. Même si l'on entend forcément des bruits de discussion. J'aime bien parfois écouter ce qui se dit à la table à côté", sourit-il.
Le no-show, ce phénomène qui plombe les restaurants, surtout gastronomiques, en Belgique : "Les clients bloquent notre numéro""C'est une espèce de madeleine de Proust"Francis Van de Woestyne se souvient d'une soirée en famille à la Brasserie, en 2013, un mardi du mois de mai. "À la sortie d'une consultation, suite à un problème de santé dans la famille, j'étais avec mon fils, qui malheureusement est décédé, et sa maman. Vers 19h30, l'événement que nous avions à célébrer était tellement fort que l'on s'est dit qu'on allait au restaurant", commence le journaliste.
"Habituellement, Victor se couchait vers 20 heures. On l'a emmené au restaurant et on a papoté quasiment jusqu'à 22 heures. On avait du champagne, pas Victor. Mais on a passé une des plus belles soirées dont je me souvienne", confie-t-il.
Cette façon de manger pourrait rendre plus heureux, selon une récente étude"Les gens assis aux tables à côté nous regardaient en se demandant comment l'on pouvait laisser un enfant traîner jusque si tard dans la nuit, puisque c'était un mardi. Il avait donc école le lendemain. Plusieurs fois au cours de la soirée, on disait à Victor, tu te rends compte, tu devrais être couché depuis au moins deux heures. Et ses yeux brillaient tellement qu'on aurait pu y rester encore", se remémore Francis Van de Woestyne.
"Je garde de ce moment et de ce dîner un souvenir particulier. On l'a en tout cas terminé par une dame blanche au Chokotoff, que l'on a dû partager à deux parce que Victor prenait rarement des desserts. Et depuis lors, jamais je ne vais dans cet endroit sans me souvenir de cette soirée. C'est une espèce de madeleine de Proust", conclut-il.
L'article se base uniquement sur le témoignage du journaliste. Aucune collaboration avec le restaurant n'a eu lieu.
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