Ce serait une première pour un recyparc de la Région bruxelloise. Un système de rendez-vous devrait voir le jour au parc à containers de Woluwe. Une solution pour tenter de mettre fin aux files interminables et aux tensions qui en découlent. L’été dernier, la police a dû intervenir une vingtaine de fois. “Le bourgmestre a menacé de faire fermer le recyparc." ...
Bien que monnaie courante dans d'autres régions, c'est une première pour un recyparc de la Région bruxelloise. Un système de réservations est en train de se mettre en place au parc à conteneurs de Woluwe-Saint-Pierre (Val des Seigneurs).
"On veut travailler sur un projet pilote", nous confirme Bruxelles Propreté, évoquant un dossier "à ses balbutiements". Il serait question, dans un premier temps, d'imposer des réservations le samedi uniquement. "L'idée est de pouvoir tester ce système de rendez-vous comme cela se fait pour d'autres intercommunales en Flandre ou en Wallonie." Le dispositif doit encore, nous dit-on, être concerté avec le personnel et le syndicat.
Le but de ce système est double. D'une part, permettre de réduire le temps d'attente, car les files sont visiblement légion à Woluwe. D'autre part, garantir la "quiétude" en réduisant les nuisances, dénoncées par des riverains et les autorités communales.
"Ça ne peut pas rester comme cela. C'est le recyparc le plus urbain : il est entouré d'habitations et la densité est importante", alerte l'échevin Georges Dallemagne (Les Engagés), dénonçant le bruit et les embouteillages qui provoquent de vives tensions et même parfois des affrontements.
"Le bourgmestre a menacé de faire fermer le recyparc"L'été dernier au recyparc woluwéen, des gens en sont venus aux mains et la police a dû intervenir à 22 reprises. "Le bourgmestre a menacé de faire fermer le recyparc." Un déplacement du site a même été évoqué par les autorités locales, sans suite du côté des instances régionales.
D'après l'échevin centriste, ce système de réservation se doit d'être étendu aux autres jours de la semaine. "Cette avancée est bonne à prendre. Mais il faut être plus ambitieux. Il ne faudrait pas reporter l'affluence sur les autres jours", espère l'échevin, évoquant l'horizon de février pour les rendez-vous.
Les actes de vandalisme dans les recyparcs varient d'une région à l'autre: quelles sont les matières les plus prisées par les voleurs?À ses yeux, la réforme doit aller plus loin, avec comme en Wallonie un nombre de passages limité au-delà duquel tout passage supplémentaire devient payant. "Il y a un abus de ce recyparc par des utilisateurs. Il y a des gens qui viennent tous les jours, ainsi que des commerçants. Il faut éviter les abus."
À cette tolérance jugée excessive s'ajoutent, pointe le mandataire, des sacs-poubelle très bon marché, incitant au "tourisme de poubelles". "Il est temps que la Région bruxelloise se dote d'une gestion des déchets à l'image de ce qui se fait ailleurs."
Au début de l'été, un député Les Engagés, Mounir Laarissi, avait notamment plaidé pour augmenter le prix du sac-poubelle. "Il y a quelque chose qui ne va pas dans le système bruxellois. À Bruxelles, on pense que c'est gratuit. Mais rien n'est gratuit, c'est payé via l'impôt", plaidait le parlementaire dans les colonnes de La DH. Un ballon d'essai qui s'est directement heurté à un veto socialiste : "C'est une injustice et c'est aberrant", concluait Jamal Ikazban. Renvoyant le débat aux calendes grecques.
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