L'adolescent de 14 ans, dont la garde à vue a été prolongée, a exprimé des "regrets" et a parlé de "vengeance" contre le personnel de son collège.
Le siège de la sous-direction de la lutte anti-terroriste, à Levallois. - Lionel Bonaventure - AFP
L'adolescent de 14 ans, dont la garde à vue a été prolongée, a exprimé des "regrets" et a parlé de "vengeance" contre le personnel de son collège.
Le mineur de 14 ans suspecté d'être l'auteur des tirs dans un collège d'Aubagne (Bouches-du-Rhône) a été transféré ce mardi 13 octobre à la sous-direction antiterroriste (Pnat) à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) pour la fin de sa garde à vue, a appris BFMTV.
L'adolescent avait été placé en garde à vue lundi. Face aux enquêteurs, il a exprimé des "regrets" et a parlé de "vengeance" contre le personnel de son collège.
Fascination pour les tueries de masseLe parquet national antiterroriste s'est saisi de l'affaire à la suite de l'exploitation des supports numériques des supports numériques de collégien. "Tout met en évidence la probable adhésion à la mouvance True Crime Community (TCC) ainsi que l’inscription de l’action criminelle intervenue au sein de son établissement scolaire dans cette idéologie", a indiqué le Pnat dans un communiqué.
![]()
Cette mouvance est née sur Internet autour de la fascination pour les tueries de masses aux États-Unis. Elle idolâtre, notamment, Anders Breivik (auteur des attentats d'Oslo et d'Utøya), Elliot Rodger (auteur de la tuerie d'Isla Vista) ou encore les auteurs de la tuerie de Columbine au Colorado le 20 avril 1999.
Les membres de cette mouvance s'échangent des vidéos macabres. "Ça peut aller d'une vidéo d'un accident mortel à celle d'une décapitation. Ces contenus ont tendance à désensibiliser ceux qui les regardent. Ils se les échangent, ils comparent les performances", indique à BFM Stéphanie Lamy, chercheuse et chargée d'enseignement en science politique à Science Po Toulouse.

Que sait-on de l'attaque par arme à feu au collège Lakanal d'Aubagne?
2:50
Le Pnat poursuit donc les "investigations en flagrance" dans le cadre de l'enquête ouverte pour "tentative d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste", "association de malfaiteurs terroriste en vue de crimes contre les personnes" et "infractions à la législation sur les armes, en relation avec une entreprise terroriste".
Sujets liés :