Avec trois essais inscrits sur ballon porté et un travail de l’ombre en tout point remarquable, les avants Agenais ont pris les choses en main pour facilement venir à bout de Dax.
Avec trois essais inscrits sur ballon porté et un travail de l’ombre en tout point remarquable, les avants Agenais ont pris les choses en main pour facilement venir à bout de Dax.
Équipe joueuse, Dax est aussi porté par un huit de devant conquérant, avec l’une des meilleures touches du championnat, et une très bonne mêlée, mêlant puissance et technique. Le pack agenais se savait donc attendu ce vendredi.
En avant-match, Julien Lebian avait mis le focus sur la touche, son secteur préférentiel. Il ne fut pas le seul. "En touche, le staff nous a montré les statistiques en début de semaine. Eux étaient en haut du classement, et, nous, tout en bas. Avec Julien (Lebian), on était focus sur la touche. On a bien fait le travail. Je pense qu’on les a bien ennuyés", résumait Matthieu Bonnet après coup.
Et le seconde ligne peut être fier de la performance de ses partenaires du huit de devant. Car Agen a pris Dax sur ses points forts, identifiant aussi rapidement une certaine friabilité landaise sur un secteur, à savoir les ballons portés. Par trois fois, le Sporting a su en user à bon escient.
Le premier fut tout simplement synonyme d’essai, et surtout de mise en confiance du collectif. Là où Peyo Muscarditz s’attendait à « de la tension », les Agenais ont su se libérer en s’appuyant sur l’épreuve de force.
Avec une pénalité face aux perches pouvant offrir trois points à Craig Willis, Mauricio Reggiardo a fait le choix fort d’indiquer à ses hommes la pénaltouche. Bien vu. Car la confiance du manager argentin en ses joueurs lui a été rendue par son plus fidèle lieutenant, Santiago Socino.
Le talonneur, précis au lancer, y est allé d’un essai en force. Et quoi de mieux qu’inscrire un essai tous ensemble pour ôter les quelques doutes nés de ce début de saison en demi-teinte ? « En tant qu’avant, marquer sur ballon porté, c’est le Graal. À chaque fois, on sent l’engouement du public. Cela fait plaisir », appuie Bonnet.
Pris dans ce secteur, les Dacquois ont souffert à chaque fois que les Agenais ont mis de l’avancée. Les entrées, lors du deuxième acte, des tanks Gael Galvan (seulement victime d’une grosse béquille en fin de rencontre), Taniela Matakaiongo ou Tomasi Fineanganofo ont permis aux locaux de continuer à appuyer en force.
Pierre Jouvin en a profité pour franchir la ligne sur un groupé pénétrant, tout comme Matakaiongo en fin de rencontre. « Marquer trois essais sur ballon porté, c’est vraiment satisfaisant », pointe d’ailleurs le talonneur remplaçant du Sporting, se rappelant des consignes données par l’entraîneur des avants Dave Ryan. « Il nous a toujours dit que si on n’était pas bons sur ce secteur, on n’existerait pas dans ce championnat, et il a raison. »
Le pragmatisme de l’Irlandais a parlé vendredi. Les groupés pénétrants ont lancé le Sporting vers un succès totalement logique et maîtrisé. Mieux, il a surtout donné la confiance nécessaire à tout un groupe, lui permettant de se relâcher et de produire son jeu habituel, régalant Armandie avec sept essais inscrits.
De bon augure avant de défier Nevers. Les Neversois, en quête d’un premier succès, voudront se rassurer sur les bases. Dès lors, Agen sait exactement ce qui l’attend. Il aura plus que jamais besoin de ses « gros » dans la Nièvre...