Véritable taulier de la scène française, et homme de l’ombre de certains tubes les plus connus, Didier Barbelivien est de droite, selon ses dires, depuis son adolescence.
Non, Didier Barbelivien n’est pas l’homme d’un seul tube. Il en a écrit plusieurs, y compris pour d’autres chanteurs très connus. À la ville, cet homme de droite convaincu partage une amitié très singulière avec Nicolas Sarkozy. Gamins, les deux étaient au collège dans le même établissement mais pas dans la même classe. Ce n’est que beaucoup plus tard que s’est noué leur relation amicale voire quasi-fraternelle…
Didier Barbelivien : ses débuts dans l’ombreEn 1970, le jeune Didier Barbelivien, 16 ans, commence à s’intéresser à la chanson. Il écrit ses premiers textes en se rêvant star. En réalité, il ne le le sait pas encore, mais l’artiste en herbe va mettre une grosse dizaine d'années à percer. Au départ, il fait ses débuts dans l’ombre des plus grands, écrivant des chansons pour Gérard Lenorman (Michèle), Hervé Vilard (Reviens) ou encore le taulier des tauliers, Claude François, avec Je vais à Rio.
8 ans après ses premiers textes dans son coin, il prête sa plume à l’idole des jeunes, Johnny Hallyday, pour Elle m’oublie. Chanson qui a bien failli ne pas exister car Barbelivien a égaré, durant un temps, la cassette sur laquelle était enregistrée la maquette. In fine, il la propose au rockeur qui est emballé. Elle m’oublie marque une rupture de ton avec le répertoire de Johnny à l’époque. C'est un succès avec 300 000 exemplaires écoulés !
Il est devenu une star de la chanson en 1980Toutefois, malgré son succès en tant qu’auteur, Didier Barbelivien ronge pas mal son frein. Il veut lui aussi goûter à la lumière, se transformer définitivement en chanteur comme il pouvait se l’imaginer à ses 16 ans. 1980, il sort Elle, une chanson d’amour triste évoquant une rupture. Tube instantané, vendu à quelque 400 000 exemplaires, qui l’intronise comme le nouveau chanteur de variétés à suivre. La suite, on la connaît, forcément.
Il co-écrit le tube caritatif Ethiopie pour l’association Chanteurs sans frontières et propulse Patricia Kaas en orbite avec le hit Mademoiselle chante le blues. Il faudra atteindre près d’une décennie, à nouveau, pour que Didier Barbelivien reviennent lui-même sur le devant de la scène. Ce sera en duo avec Félix Gray pour À toutes les filles… puis Il faut laisser au temps le temps. Peu après, en 1992 avec Anaïs, autre carton, Les Mariés de Vendée.
Barbelivien, Sarkozy et Sardou, trio surprenantOn sait que Didier Barbelivien est de droite. Comme il l’affirme lui-même, dans un entretien accordé au Figaro La Nuit, en 2025, il l’est depuis qu’il a 16 ans. L’interprète d’Elle confesse : “Il s’est trouvé que, après être allé à la fac, il me fatiguait les mecs de gauche”. Avant d’ajouter : “En fait, peut-être, je suis devenu un mec de droite épuisé par les mecs de gauche !” Dans la même interview, il se confie sans tabou sur son amitié avec Nicolas Sarkozy.
Les deux ont été dans le même établissement : “[...] il était en sixième et moi en cinquième.” On imagine facilement les deux élèves faire les 400 coups comme dans un vieux film de François Truffaut. Eh bien, non. Didier Barbelivien raconte : “On est devenus copains au début des années 80. Il était maire de Neuilly. Et je l’ai rencontré à un spectacle de Michel Sardou. Une histoire de dingue. Je le voyais dans la queue et je le prenais pour un étudiant [...] il est venu avec nous, dîner chez moi, fallait que je me rattrape !” Qui se ressemble, s'assemble.