Les forces ukrainiennes ont détruit pour la première fois un véhicule de transport et de chargement du système Buk-M3. Cette opération s’inscrit dans une stratégie visant à affaiblir la défense aérienne russe. Le Buk...
Les forces ukrainiennes ont détruit pour la première fois un véhicule de transport et de chargement du système Buk-M3. Cette opération s’inscrit dans une stratégie visant à affaiblir la défense aérienne russe. Le Buk-M3, en service depuis 2016, est un équipement clé et coûteux de l’arsenal russe.
Pour la première fois depuis le début de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, les forces ukrainiennes ont détruit un véhicule de transport et de chargement associé au système de défense aérienne russe Buk-M3.
Cette opération a été exécutée sur les lignes de front du 3e corps d’armée par les opérateurs de drones de la compagnie d’attaque Skyfom, intégrée au bataillon de systèmes sans pilote de la 3e brigade d’assaut séparée.
Le véhicule militaire a été repéré puis frappé alors qu’il transportait des missiles antiaériens destinés au réapprovisionnement du système de missiles sol-air Buk-M3.
D’après le média ukrainien spécialisé dans les questions de défense United24, cette perte russe constitue à ce jour la seule perte confirmée pour ce type d’équipement.
Cette attaque de précision s’inscrit dans le cadre d’une campagne plus large et coordonnée menée par les forces de systèmes sans pilote ukrainiennes, visant à dégrader la couverture radar et les capacités de défense aérienne russes.
Pour rappel, le Buk-M3 est un des piliers de la défense aérienne russe. Équipé de systèmes radar embarqués, il est capable d’intercepter des cibles à une portée de 70 kilomètres et à une altitude de 35 kilomètres, avec des missiles supersoniques pouvant atteindre des vitesses de 1 550 mètres par seconde. Par ailleurs, le Buk-M3, mis en service en 2016, est réputé pour sa grande mobilité, ce qui fait de lui un système de défense crucial dans la sécurisation des forces russes face aux attaques aériennes ukrainiennes. Estimé à 50 millions d’euros, ce matériel figure parmi les équipements antiaériens les plus coûteux de l’arsenal russe.