Découvrez dans notre diaporama les propositions de réforme des retraites des prétendants à l’élection présidentielle
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Trois ans après la difficile réforme repoussant l’âge légal à 64 ans, avant d’être partiellement suspendue, le financement des retraites s’impose comme l’un des sujets de la pré-campagne pour l’élection présidentielle de 2027. Face au décalage démographique et aux prévisions d’impasse budgétaire, les candidats déclarés - ou pressentis - proposent des systèmes opposés.
Mardi, c’était au tour d’Edouard Philippe (Horizons) de vouloir porter progressivement l’âge légal de départ à 65 ans, tout en exigeant 45 années de cotisation pour obtenir une retraite à taux plein. Que disent les autres ? Découvrez dans notre diaporama les propositions déposées sur la table par ces prétendants (ou pressentis) à l’Elysée.
Qui propose quoi sur les retraites en vue de l’élection présidentielle de 2027 ?
Présenté depuis 2021 comme l’homme de la « retraite à 67 ans », Édouard Philippe, candidat Horizons, souhaite un « allongement progressif » à 65 ans, et 45 annuités de cotisation.
Marine Le Pen, du Rassemblement national, prône le retour à un âge légal de départ à 62 ans, voire 60 ans pour ceux qui ont commencé à travailler avant 20 ans. Avec, selon les cas, 40 à 42 années de cotisation. Une mesure défendue par le parti depuis 2022.
Candidat à la primaire sociale-démocrate, l’eurodéputé Raphaël Glucksmann (Place publique) souhaite annuler ou suspendre la réforme des retraites de 2023 et veut davantage tenir compte de la pénibilité du travail. « Certains doivent pouvoir partir à la retraite à 60 ans, d’autres devront travailler davantage », indique le programme du parti.
Gabriel Attal, secrétaire général de Renaissance, veut abandonner l’âge minimal universel (comme les 64 ans) au profit d’un système fondé sur la durée de cotisation. Il propose aussi la création d’un système hybride complétant le régime classique par répartition avec de l’épargne individuelle ou collective, comme un PER ou une assurance-vie.
Marine Tondelier, secrétaire nationale des Ecologistes, prône l’annulation de la réforme promulguée en 2023 pour ramener l’âge légal de départ à 62 ans. Elle demande aussi un assouplissement de l’âge de départ pour les métiers physiquement exigeants ou exposés à des conditions de travail pénibles.
Le chef de La France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon, souhaite le rétablissement de l’âge légal de départ à 60 ans avec une durée de cotisation requise fixée à 40 ans (160 trimestres) pour prétendre au taux plein. Il souhaite aussi la prise en compte de la pénibilité pour autoriser un départ anticipé à la retraite dès 55 ou 57 ans selon les secteurs.
Jérôme Guedj, député socialiste et candidat à la primaire social-démocrate, veut faire reposer le départ en retraite sur le nombre d’annuités cotisées et non plus sur un âge légal, en y ajoutant « la prise en compte réelle de la pénibilité ».
Le président de Reconquête ! Éric Zemmour veut l’augmentation progressive de l’âge légal de départ à la retraite à 64 ans d’ici 2030, mais le maintien des départs anticipés pour les carrières longues. Il propose l’alignement des règles des retraites du secteur public sur celles du secteur privé, et la suppression des régimes spéciaux.
François Hollande propose de ramener l’âge légal d’ouverture des droits à 63 ans, au lieu des 64 ans votés en 2023. Il préconise de privilégier l’allongement de la durée de cotisation en fonction de l’évolution de l’espérance de vie.
L’ancien Premier ministre Dominique de Villepin a proposé « d’abroger la retraite à 64 ans » dans un entretien au Figaro, et de la remplacer par un système de retraite à points qui supprime l’âge légal fixe. Il a ajouté vouloir mieux prendre en compte l’espérance de vie et la pénibilité au travail.
Le patron du Parti socialiste Olivier Faure, candidat à la primaire sociale-démocrate, souhaite le retour de l’âge légal de départ à la retraite à 62 ans, une durée de cotisation à 43 ans, qui peut être moindre selon la pénibilité des métiers.
Les propositions de Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste, remontent à la présidentielle de 2022. Il prônait alors le retour à la retraite à 60 ans à taux plein, une pension à 75 % du revenu net d’activité, dans le secteur public comme dans le privé.