Après les nouveaux éléments dévoilés par Mediapart, plusieurs figures politiques réclament sa démission. Le président du RN, lui, dénonce des "pseudo-preuves".
l'essentiel Après les nouveaux éléments dévoilés par Mediapart, plusieurs figures politiques réclament sa démission. Le président du RN, lui, dénonce des "pseudo-preuves".
La pression monte autour de Jordan Bardella. Plusieurs responsables politiques ont vivement réagi après la publication par Mediapart de nouveaux éléments visant à authentifier des messages à caractère antisémite datant de 2013 et attribués au président du Rassemblement national. Une accusation que le dauphin de Marine Le Pen réfute formellement.
Selon le média d'investigation, ils auraient obtenu auprès de Meta, maison mère de Facebook, des données permettant d'authentifier des échanges sur Messenger. Le média indique également s'être appuyé sur des courriels, des témoignages et, pour certains documents, une authentification par huissier.
— Hugo Capelli (@Hugo_Capelli) October 1, 2026\ud83d\udd34 Édouard Philippe appelle Jordan Bardella et le RN « à tirer des conséquences » suite aux révélations de Médiapart.
« Monsieur Bardella a tenu des propos scandaleusement antisémites », ajoute le candidat, qui lui conseille de regarder « sa conscience dans un miroir ». @BFMTV pic.twitter.com/ZkexCnIuDU
Ces nouveaux éléments ont provoqué une série de réactions dans la classe politique française. Édouard Philippe a estimé qu'il est "quasiment établi" que Jordan Bardella avait tenu des propos à "caractère manifestement et scandaleusement antisémites". Depuis Annemasse en Haute-Savoie, l'ancien Premier ministre et candidat à la présidentielle a appelé le président du RN et son parti "à tirer des conséquences" de ces révélations.
"À la seconde même, je partirais"À gauche, plusieurs responsables ont réclamé le départ de Jordan Bardella. Lors du débat de la primaire de la gauche social-démocrate sur France, le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, a jugé Jordan Bardella "totalement disqualifié". "Si j'avais commis les mêmes écrits, à la seconde même, je partirais", a-t-il déclaré.
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Ce vendredi 2 octobre, Olivier Faure a de nouveau dénoncé les mensonges de Bardella. "Il a un double problème : l'antisémitisme et le mensonge politique. Le RN est un parti fondé par d'anciens Waffen-SS, qu'on y retrouve un nid antisémite ce n'est pas une surprise", a-t-il écrit sur son compte X.
— Olivier Faure (@faureolivier) October 2, 2026Jordan Bardella ment. Il a un double problème : l’antisémitisme et le mensonge en politique.
Le RN est un parti fondé par d’anciens Waffen-SS, qu’on y retrouve un nid antisémite n’est pas une surprise.
C’est un parti xénophobe, raciste et antisémite, tout le monde devrait le… pic.twitter.com/WZ3w9FD2lG
De son côté, Ségolène Royal s'est également prononcée en faveur de sa démission de son mandat de député européen. "Comment cette imposture a pu durer aussi longtemps ?", s'est-elle interrogée. De son côté, François Ruffin a lui aussi estimé sur BFMTV que la "démission doit aller de soi", considérant que les responsables politiques et les journalistes n'avaient pas à attendre l'issue d'une procédure judiciaire pour réagir aux éléments publiés par Mediapart.
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Deux plaintes déposées par Jordan BardellaFace à l'ampleur de la polémique, le président du Rassemblement national a dénoncé des "pseudo-preuves" et des "montages grossiers". Il a annoncé une plainte pour "faux et usage de faux", en plus d'une première procédure pour diffamation.
Le journal d'investigation, Mediapart, avait publié lundi 28 septembre une première enquête consacrée à ces messages datant de 2013, époque à laquelle Jordan Bardella était un jeune militant du Front national.