Un biathlète professionnel a été reconnu coupable d'agression avec circonstances aggravantes après avoir tiré un coup de fusil sur son parrain, qui a perdu la vue d'un œil. Il jure que c'était un accident, mais n'a...
l'essentiel Un biathlète professionnel a été reconnu coupable d'agression avec circonstances aggravantes après avoir tiré un coup de fusil sur son parrain, qui a perdu la vue d'un œil. Il jure que c'était un accident, mais n'a pas convaincu la justice, qui a notamment suspendu son permis de port d'armes, rendant très compromise la suite de sa carrière.
C'est une partie de chasse aux oiseaux qui a coûté cher à Arttu Heikkinen et à son parrain. En 2024, le premier a tiré sur le second, le touchant au haut du corps et à la tête : l'homme a perdu la vue dans ce que Heikkinen considère comme étant un accident. Que s'est-il passé ? Selon le biathlète de 22 ans, membre de l'équipe nationale norvégienne, son parrain se serait "écarté de l'itinéraire choisi", et assure qu'il se trouvait hors de vue, derrière des arbres, lorsqu'il a appuyé sur la gâchette.
Plus de 16 000 euros à réglerDes explications qui n'ont pas convaincu la justice finlandaise. Ce vendredi 2 octobre, la cour d'appel de Rovaniemi a rendu son verdict et confirmé la condamnation du jeune sportif, qui devra verser 6 000 euros à son parrain au titre du préjudice, ceux-ci s'ajoutant aux 6 500 euros que la victime a déjà reçus des assurances. Il a également été condamné à verser 7 000 euros au titre de préjudice esthétique permanent, son parrain ayant été défiguré par le coup de feu, et un peu moins de 7 700 euros pour les frais de justice.
Mais pour Arttu Heikkinen, les conséquences ne sont pas seulement financières. En Finlande, les règles du Conseil national de la police prévoient qu'en cas de condamnation pour agression avec circonstances aggravantes, ce qui est ici le cas, le permis de port d'armes du justiciable est retiré. Heikkinen, champion du monde juniors en 2022 et médaillé de bronze aux championnats du monde juniors de poursuite en 2022 et 2023 se voit donc dans l'impossibilité de poursuivre sa carrière en biathlon, faute de pouvoir utiliser son arme.