Plus d'une dizaine de tracteurs ont envahi le centre-ville de Figeac ce mercredi matin. À l'appel de la Coordination Rurale du Lot, une cinquantaine d'agriculteurs se sont mobilisés devant la sous-préfecture pour...
l'essentiel Plus d'une dizaine de tracteurs ont envahi le centre-ville de Figeac ce mercredi matin. À l'appel de la Coordination Rurale du Lot, une cinquantaine d'agriculteurs se sont mobilisés devant la sous-préfecture pour dénoncer leurs conditions de travail de plus en plus difficiles. La flambée des prix, en particulier des carburants, est au cœur de cette action qui se veut symbolique. Le syndicat lotois espère rallier les professionnels du bâtiment et plus largement la population à son mouvement. La préfète du Lot, qui avait fait le déplacement à Figeac, a reçu une délégation à la mi-journée.
Un peu après 11 heures ce mercredi, une dizaine de tracteurs chargés de branches et de foin ont bruyamment fait leur entrée au centre-ville de Figeac. Sous le regard des passants, le cortège animé par des agriculteurs de la Coordination Rurale du Lot a investi la place Vival, pile en face de la sous-préfecture du Lot. Une action forte que les coprésidents du syndicat lotois, Clément Desport et Nicolas Espinaco, ont souhaité "centraliser" à Figeac. "C'est symbolique aujourd'hui. On voulait manifester devant un bâtiment de l'État, ici la sous-préfecture de Figeac" explique Nicolas Espinaco qui déplore la situation du monde paysan en proie à des difficultés de plus en plus importantes. "Le but est d'avoir un impact visuel auprès de la population et de revendiquer tout ce que subissent les professionnels" ajoute le responsable syndical très remonté contre "le surcoût de la vie".
La place Vival, au centre de Figeac, a été envahi de tracteurs un peu après 11 heures ce mercredi.
DDM A.L.
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"On multiplie par trois le coût des engins aujourd'hui"En ligne de mire : le prix du gazole non routier, le GNR, pour lequel la Coordination Rurale demande un plafonnement à 1 euro. Une mesure urgente pour les manifestants qui se disent littéralement étranglés par la hausse des carburants dans le Lot. "C'est la flambée, tout le monde le sait. La problématique est qu'on multiplie par trois le coût des engins aujourd'hui. Il n'y a pas si longtemps déjà on le multipliait par deux... Cela devient insupportable, ce n'est plus possible, on n'arrivera plus à produire" prévient Nicolas Espinaco. Derrière lui, une cinquantaine d'agriculteurs, drapeaux et casquettes jaunes bien en vue, ont suivi le mouvement. Les mesures annoncées ces jours-ci par le gouvernement n'ont pas suffi à calmer les esprits. "Le Lot est un petit département avec majoritairement des petites structures qui sont fragilisées. C'est très rude pour les agriculteurs de ce département. Si on arrive à être tous solidaires, on peut arriver à faire basculer les choses au niveau gouvernemental. Pour l'instant il n'y a pas d'actions concrètes. On nous empêche de travailler". Les agriculteurs mobilisés dénoncent "un saupoudrage" et des effets d'annonce. Ils sont décidés à se faire entendre et à montrer leur détermination comme ils l'ont fait récemment en bâchant les radars. Tous espèrent un large rassemblement, au-delà du monde agricole.
Une cinquantaine d'agriculteurs de la Coordination Rurale se sont mobilisés contre la hausse des carburants ce mercredi midi à Figeac.
DDM A.L.
La Coordination Rurale du Lot voit la grogne gagner du terrain et invite les professionnels du bâtiment mais aussi les routiers et plus largement de nombreux citoyens à les rejoindre. Le message a été relayé directement à la préfète du Lot, Marilyne Poulain qui avait fait le déplacement jusqu'à Figeac pour recevoir, en présence du maire de Figeac, Philippe Landrein, une délégation d'agriculteurs à la sous-préfecture. La représentante de l'État dans le Lot a promis de faire remonter leurs demandes sur le GNR, et plus largement "les attentes et les inquiétudes de la profession". "Je suis venue pour échanger avec eux, dans un moment de crise exceptionnel, avec cette année catastrophique. C'est important qu'on puisse soutenir nos agriculteurs face aux difficultés qu'ils rencontrent". Marilyne Poulain a notamment évoqué le fonds d'urgence abondé pour le Lot à plus de 2 M€ pour aider les exploitants les plus impactés.