Un jeune homme a été percuté par une voiture lors d'une partie de chasse en Bouriane, ce samedi 26 septembre. Le jeune homme souffre d'une fracture du fémur. Une enquête est en cours pour déterminer les circonstances...
l'essentiel Un jeune homme a été percuté par une voiture lors d'une partie de chasse en Bouriane, ce samedi 26 septembre. Le jeune homme souffre d'une fracture du fémur. Une enquête est en cours pour déterminer les circonstances exactes de l'incident, et les responsabilités de chacun.
"Je suis indigné et en colère si tout s'avère réel", lâche Michel Bouscary, président de la Fédération de chasse du département du Lot. En début de semaine, alors que la chasse n'a repris que depuis quelques semaines, il a reçu un appel de plusieurs chasseurs, qui lui ont rapporté un évènement "inquiétant". Ce samedi 26 septembre, quatre hommes étaient sur le bord de la route, en Bouriane, alors qu'ils participaient à une battue. "Apparemment, ils récupéraient des chiens qui avaient divagué. Une automobiliste aurait alors dévié de sa trajectoire pour aller vers le groupe", relate le président. Trois hommes auraient réussi à éviter le véhicule, mais pas le quatrième. Le jeune homme, âgé d'une vingtaine d'années, aurait alors été violemment percuté. Il aurait roulé sur le capot avant d'être éjecté dans le fossé. "Si cela n'avait pas été un jeune, ça aurait été carreaux... Ça faisait un choc frontal et le gars aurait tout encaissé", relate Michel Bouscary.
Sur place, l'émotion est immense. Toujours selon les chasseurs présents, l'automobiliste se serait arrêtée sur le bas-côté, aurait vociféré des insultes et propos anti-chasse avant de reprendre la route. Le jeune homme, qui était simplement là pour accompagner la chasse, a été transporté à l'hôpital. Il s'en sort avec une fracture non déplacée du fémur, et 21 jours d'ITT.
Une plainte a été déposée auprès de la gendarmerie et une enquête du chef de blessures involontaires avec une incapacité inférieure à trois mois par conducteur de véhicule terrestre a été ouverte à la COB de Puy-L’Evêque, sous la direction de la procureure de la République. "Des premiers éléments de l’enquête, le caractère volontaire n’est pas établi. Les investigations se poursuivent activement pour identifier la conductrice et déterminer les circonstances exactes de l’accident", selon le parquet.
"On peut combattre la chasse politiquement, mais on ne peut pas transformer les chasseurs en cibles"Pourtant, selon le président de la fédération lotoise, tout était en ordre au moment de la battue. "Il y avait les panneaux qui signalaient la chasse en cours, et ils étaient tous porteurs de gilets orange et eux n'avaient pas d'arme", explique-t-il. Ce dernier se pose des questions autour de cet incident. "Il y a 15 jours, Sandrine Rousseau (députée Les Écologistes) appelait publiquement à venir dans les forêts et les campagnes pour "empêcher" la chasse et à se tenir "face aux chasseurs, physiquement", alors j'espère que cet acte n'est pas une conséquence de ces propos. C'est un drame", lâche Michel Bouscary, avant de reprendre : "Qu'on ne soit pas d'accord avec la chasse, je peux le comprendre. Mais on ne peut pas foncer en voiture sur les gens. On ne laissera pas passer cela". Ce dernier se décrit comme "indigné" et "en colère".
Une enquête est ouverte pour déterminer les circonstances de l'accident.
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Willy Schraen, président de la Fédération nationale des chasseurs, a tenu, lui aussi, à réagir suite à cet accident : "Jusqu’où faudra-t-il aller avant que certains comprennent qu’un désaccord avec la chasse ne peut jamais justifier la confrontation physique avec ceux qui pratiquent une activité parfaitement légale et encadrée ? On peut combattre la chasse politiquement, mais on ne peut pas transformer les chasseurs en cibles. [...] Que personne ne confonde notre calme avec de la faiblesse. Nous ne nous laisserons ni intimider, ni menacer, ni agresser."
Selon les conclusions de l'enquête, la Fédération du Lot se laisse le droit de porter plainte en son nom, ainsi que de se constituer partie civile si jugement il doit y avoir. "Jusqu'à présent, il y avait des propos, des menaces voire des jets de pierre contre les chasseurs, mais jamais de passage à l'acte. On ne peut pas accepter de tels gestes. Il faut, maintenant, laisser la justice faire son travail."