Sur les réseaux sociaux, l’Unsa-Sdis 66 a dénoncé les longues attentes des pompiers pour déposer des patients à l’hôpital de Perpignan. Cette situation, qui dure depuis plusieurs années, perturbe les urgences et...
Sur les réseaux sociaux, l’Unsa-Sdis 66 a dénoncé les longues attentes des pompiers pour déposer des patients à l’hôpital de Perpignan. Cette situation, qui dure depuis plusieurs années, perturbe les urgences et mobilise les pompiers.
Sur les réseaux sociaux, le syndicat a dénoncé un "ras-le-bol". Ce jeudi 10 septembre, dans la soirée, l’Unsa-Sdis 66 a publié un post sur son compte Facebook pour montrer "la réalité du terrain" des pompiers qui, une nouvelle fois, ont dû patienter pendant plusieurs heures devant l’hôpital de Perpignan, pour y déposer des patients.
Contacté par L’Indépendant, le syndicat, par la voix de Vincent Froger, le secrétaire général adjoint de l’Unsa-Sdis 66, souligne que cette situation n’est évidemment pas nouvelle et qu’elle dure depuis "quatre, voire cinq ans".
"Que l’ARS mette les moyens""On demande que l’Agence régionale de santé (ARS) mette les moyens. C’est comme ça quasiment tous les jours. Au moins quatre à cinq fois par semaine, indique-t-il. Hier (jeudi, NDLR), ça a commencé en début de journée jusqu’à 2 h du matin".
Une problématique qui n’est pas sans conséquences puisqu’elle entraîne ensuite un embouteillage au sein du service des urgences, mais aussi du côté des pompiers qui ne peuvent pas retourner sur le terrain. "Quand les gens appellent le 18, on a 12 minutes, en moyenne, pour se rendre sur les lieux. On fait ensuite un bilan de santé de la victime au Samu qui doit nous dire où elle doit être transportée, mais ça peut prendre jusqu’à 45 minutes pour avoir quelqu’un. Ensuite, une fois à l’hôpital, on peut attendre jusqu’à 1 h 30. On est alors obligés de contacter les collègues de Canet, Rivesaltes ou Toulouges pour prendre le relais", explique Vincent Froger.
Un courrier envoyé à l’ARSFace à cette situation, une lettre a été envoyée à l’ARS ce vendredi 11 septembre, "afin de mettre autour d’une table le directeur de l’hôpital et les cliniques". Dans ce document, il est également noté que les pompiers "demandent les moyens nécessaires pour exercer leur métier dans des conditions dignes et garantir une prise en charge sécurisée des patients".
Pour rappel, le syndicat avait également rencontré, le 22 juillet dernier, la directrice de cabinet du préfet pour évoquer le sujet. "On avait demandé la mise en place de tentes médicales devant l’hôpital, pour faire pansement, afin de pouvoir déposer les victimes et libérer les ambulances", conclut Vincent Froger.