Ce vendredi 25 septembre 2026, le parquet de Perpignan a donné de nouveaux éléments concernant l’enquête de la mère de famille tuée à Céret (Pyrénées-Orientales) en début de semaine. Le fils de victime a reconnu les...
Ce vendredi 25 septembre 2026, le parquet de Perpignan a donné de nouveaux éléments concernant l’enquête de la mère de famille tuée à Céret (Pyrénées-Orientales) en début de semaine. Le fils de victime a reconnu les faits.
Céret, commune des Pyrénées-Orientales non loin de Perpignan, a sombré dans l’horreur en début de semaine. Dans la nuit de dimanche à lundi, un homme a découvert le corps sans vie de son épouse allongé sur le sol avec deux couteaux plantés au niveau du cou et du flanc droit. Ce vendredi, le parquet de Perpignan en charge des investigations a révélé de nouveaux éléments dans un communiqué, notent nos confrères de L’Indépendant.
Il reconnaît les faitsLes secours ont immédiatement été alertés, en vain : la mère de famille est "décédée consécutivement à la multitude de coups portés et constatés par le médecin légiste", souligne le parquet de Perpignan.
Quelques minutes plus tard, le fils de la victime, âgé de 15 ans, avait disparu mais a été retrouvé "après avoir sauté d’une vingtaine de mètres du pont du Diable, à Céret". Il a immédiatement été pris en charge par les pompiers, puis transporté dans un premier temps à l’hôpital de Perpignan, puis au CHU de Montpellier.
Si en début de semaine, aucun lien entre les deux évènements n’avait été établi, de nouveaux éléments sont révélés. L’adolescent "indiquait spontanément" aux secours "être responsable des faits, sans en avoir de souvenir précis".
Un état de santé incompatible avec la garde à vueJérôme Bourrier, procureur de la République de Perpignan, a donné d’autres détails, notamment "une situation familiale harmonieuse et sans tension, en l’absence de tout conflit conjugal, alors qu’aucun trouble du comportement de l’adolescent ne semblait avoir été identifié en amont".
Mais un premier avis psychiatrique "concluait toutefois à un passage à l’acte probablement en relation avec une pathologie psychiatrique et retenait l’hypothèse d’un trouble du neurodéveloppement non soigné. La possibilité d’un autisme non traité était notamment évoquée, sous réserve des expertises complémentaires à venir. Il concluait en l’état à une irresponsabilité pénale et à la nécessité de soins contraints en psychiatrie", déclare le parquet, relayé par ICI Roussillon.
Toujours selon les indications de la justice, l’état de santé de l’adolescent de 15 ans a nécessité une hospitalisation prolongée. La garde à vue a été jugée incompatible par le parquet de Perpignan qui a ouvert, ce vendredi 25 septembre, une information judiciaire du chef de meurtre sur ascendant.
"Il appartiendra désormais au magistrat instructeur saisi de poursuivre les investigations, et de faire procéder aux expertises indispensables à l’aune des conclusions du premier examen du mineur mis en cause."