Pour la deuxième journée de suite, des incidents ont éclaté lors de blocages. Les procureurs de la République de Nice et de Grasse annoncent 67 mineurs dont un âgé de 13 ans placés en garde à vue. Le SNESS FSU appelle au calme et à une réponse proportionnée face à des enfants.
Publié le mercredi 30 septembre 2026 à 14h10
Pour la deuxième journée de suite, des incidents ont éclaté lors de blocages. Les procureurs de la République de Nice et de Grasse annoncent 67 mineurs dont un âgé de 13 ans placés en garde à vue. Le SNESS FSU appelle au calme et à une réponse proportionnée face à des enfants.
Les scènes se répètent à Nice : des policiers qui tentent de disperser à l'aide de gaz lacrymogène de jeunes manifestants qui ont mis le feu à des poubelles ou des scooters... les forces de sécurité sont visiblement rapidement déployées aux abords des établissements dès qu'une manifestation commence à se mettre en place. Des lycéens qui se déplacent ensuite rapidement vers d'autres lieux de la ville suivis par des policiers qui n'hésitent pas à riposter. Selon le Syndicat Alliance police nationale au lycée Vauban de Nice ce mercredi matin 30 septembre, des policiers ont reçu des tirs d'artifices et des jets de pierre.
Un lycéen de 13 ans en garde à vue à NiceSuite à ces manifestations émaillées d'incidents, le procureur de la République de Nice annonce à ici azur que 31 personnes ont été placées mardi 30 septembre en fin de journée en garde à vue pour des faits en lien avec les manifestations devant les lycées. Toutes sont mineures : sept âgées de 17 ans, huit de 16 ans, 13 de 15 ans, deux de 14 ans et un de 13 ans, précise le parquet. Et 14 jeunes ont été placés en garde à vue suite à de nouveaux incidents survenus ce mercredi matin (dont 10 mineures).
Sanction : interdiction de paraitre aux abords des lycées pendant trois moisSix sont poursuivies pour violences aggravées et devraient comparaitre devant le tribunal pour enfants avec des réquisitions de placement sous contrôle judiciaire ou de placement sous mesure éducative. Et six sont présentées devant un délégué du procureur en vue d’une mesure alternative aux poursuites.
Ces jeunes manifestants sont poursuivis pour dégradations et / ou pour participation à un groupement en vue de la commission de faits de violences ou dégradations. Dans le cadre de mesure alternative, les mineurs auront l’interdiction de paraître aux abords de tout établissement scolaire pendant trois mois sauf leur établissement (pour le suivi des enseignements) et une obligation de suivre un stage de citoyenneté.
Le procureur Damien Martinelli annonce 7 policiers et huit lycéens légèrement blessés lors des incidents de mardi et la préfecture ajoute ce mercredi soir que quatre policiers ont été blessés notamment par des tirs de mortiers et cinq passants blessés "dont un père et son enfant, suite à un jet de projectiles par des lycéens sur les vitres d'un bus et une femme molestée par un manifestant sur la voie publique."
Des mineurs poursuivis pour violences aggravées à GrasseLe parquet de Grasse a également communiqué ce mercredi 30 septembre. Ce tribunal qui couvre les villes de Grasse, d'Antibes et de Cannes annonce : 26 mineurs et deux majeurs placés en garde à vue. Ils ont pour la plupart entre 14 et 17 ans et sont poursuivis pour l’essentiel pour des faits de violences aggravées, de dégradations par moyen dangereux et détention d’artifices.
Un majeur est présenté dans le cadre d’une comparution immédiate. Les autres vont comparaitre devant le juge des enfants ou un délégué du procureur pour réalisation d’un stage de formation civique et de sécurité routière (roue arrière sur un véhicule léger)
Le préfet déploie des CRS et dénonce la présence de casseursJean-Marie Girier, préfet des Alpes-Maritimes annonce dans un communiqué « Quelles que soient les revendications, rien ne justifie la violence. Les manifestations aux abords des lycées ont changé de visage : les casseurs ont pris la place des lycéens. Face à ces violences inacceptables, le dispositif de maintien de l'ordre sera renforcé avec des CRS. J'appelle les parents à rappeler à leurs enfants de ne pas mêler aux casseurs, en leur rappelant les lourdes conséquences judiciaires et disciplinaires auxquelles ils s'exposent."
Une réaction proportionnéePierre Fabrice Giovanazi, du syndicat SNESS FSU, lance un appel au calme. Cet enseignant condamne avec fermeté les débordements et les violences qui ont notamment touché deux personnels de son lycée Estienne d'Orves à Nice lundi, mais il souhaite que les réponses des policiers soient proportionnées face à des enfants.
scooter brulé par des manifestants devant un lycée à Nice mardi 1 octobre 2026 © Radio France - Thomas Douhairet intervention des pompiers près d'un lycée bloqué à Nice 1er octobre 2026 © Radio France - Thomas Douhairet Les lycéens vont de lycée en lycée dans les rues de Nice mardi 1 octobre 2026 © Radio France - Arno ViscontiGrande consultation « Ma commune, mon maire et moi »
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Des lycéens se sont rassemblés à nouveau ce mardi devant une vingtaine d'établissements sur l'ensemble des Alpes-Maritimes. La préfecture annonce une cinquantaine d'interpellations et 34 gardes à vue. Sept policiers et huit lycéens ont été légèrement blessés.
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