En conférence de presse d’après-match, à l’issue de la défaite dans le derby à Béziers (34-24), le manager du Racing Club Narbonnais Jacques Delmas n’était pas satisfait de la copie rendue par ses joueurs.
En conférence de presse d’après-match, à l’issue de la défaite dans le derby à Béziers (34-24), le manager du Racing Club Narbonnais Jacques Delmas n’était pas satisfait de la copie rendue par ses joueurs.
Quel est votre sentiment à l’issue de cette défaite à Béziers ?
Il faut féliciter les Biterrois, c’est la première des choses. Ensuite, il y a de la déception parce que nous n’avons pas fait notre rugby et nous ne nous sommes pas donné les moyens de le gagner. Deux cartons jaunes, quatorze points encaissés, on se punit nous-mêmes. Nous avons donné tous les points en première mi-temps. C’était Noël ce soir. Nous ne pouvons pas nous permettre de ça. Nous allons débriefer, regarder. C’est une déception, pour les joueurs parce que nous espérions faire mieux. C’est dommage à la fin, j’ai promis de ne pas parler de l’arbitrage, mais la dernière action méritait autre chose. Ils viennent gratter, … Ce n’est pas là que nous perdons le match, mais nous aurions pu prendre un bonus défensif. Nous manquons d’ambition dans tout ce que nous voulons faire. Nous avons été petits bras. C’est comme ça. Nous en tirerons les conséquences et nous avancerons.
Avez-vous l’impression de perdre le match plutôt que c’est Béziers le gagne ?
Nous n’allons pas manquer de modestie. Mais en première mi-temps, nous avons les moyens et les clés de faire la différence. Nous nous débarrassons du ballon en position de les mettre en difficulté. Quand il faut jouer, nous ne jouons pas et quand il ne faut pas, nous jouons. Nous avons fait trop de choses à l’envers, c’est notre apprentissage. Mais comme je dis aux garçons, personne ne nous fera de cadeau, donc il faut prendre les choses quand elles nous tendent les bras. Sur un derby, ce n’est pas possible de prendre deux cartons jaunes, c’est cadeau. Nous allons travailler sur ça et avancer. Je le vis mal. Nous partons en vacances, mais je suis agacé. Si nous jouons au rugby, nous tuons le match. Nous ne nous contentons pas de peu, nous voulons gagner. Demandez à Hugo Navizet combien de ballons il a touchés sur son aile. C’est ça le rugby, il faut le construire. Nous nous sommes cachés.
Est-ce que les joueurs ont assez cru en eux ?
Il y a la question et la réponse. Il faut grandir. Nous y sommes, qu’est-ce qu’on risque ? Rien.
Il faut en tirer les conséquences, nous étions venus pour autre chose.
Estimez-vous que la discipline vous fait défaut sur ce match ?
Pas que. Mais c’est vrai que nous prenons quatorze points sur le carton jaune en deuxième mi-temps. C’est difficile d’espérer. Défensivement, nous sommes allés les chercher, au contraire de ce que nous avons l’habitude de faire. J’ai senti une équipe qui avait la dimension physique d’aller chercher l’adversaire, pour créer souvent la rupture. Et dès que nous avons le ballon, nous sommes insipides. Nous prenons un ballon en touche et nous prenons un essai derrière, pourquoi nous ne faisons pas la passe au bon moment. Nous avons un avantage sur en-avant, il faut déplacer et nous rendons le ballon au pied, pim pam poum, pointés au bout. Jouons au rugby. Si nous le faisons, nous allons y arriver. C’est notre salut, notre ADN. Je ne dis pas qu’il faut faire du hourra rugby, mais au bout d’un moment, il faut avoir de l’ambition.
Est-ce que le carton jaune de Clément Bitz est le tournant du match pour vous ?
C’est un fait de match, mais c’est préjudiciable. C’est comme ça. Il faut en tirer les conséquences, nous étions venus pour autre chose. Cela nous aidera à grandir. Mais quand nous avons quelque chose, il faut prendre.
Est-ce que cette défaite gâche ce premier bloc à neuf points ?
Je vais être honnête, si à la fin, nous marquons et nous finissons à dix points, j’aurais dit que c’était bien pour un premier bloc. Là, je ne dis pas que c’est mal, mais il manque quelque chose et nous devons aller le chercher. Nous allons continuer de travailler dans l’humilité et tout le monde doit se lâcher. Nous ne risquons rien, si ce n’est de prendre des gifles tous les week-ends si nous ne jouons pas au rugby. Nous allons tout faire pour jouer au rugby, nous allons progresser. C’est en quelque sorte un coup d’arrêt. Je m’en veux parce que nous n’avons pas montré notre vrai visage. Je suis déçu pour les supporters qui avaient fait le déplacement.
Est-ce que l’enjeu du derby a pu peser ?
Il n’y avait que deux Narbonnais qui ont connu le club, Clément Bitz et Clément Clavières donc je ne sais pas si le contexte était vraiment… J’ai eu l’impression que c’était précis à l’échauffement. Le staff m’a dit qu’ils étaient tendus, sous pression. Cela fait partie de l’apprentissage.