Lors du conseil municipal du 24 septembre à Carcassonne, le maire RN Christophe Barthès a pris à partie deux journalistes de L’Indépendant, les accusant de vouloir "nuire". Un collectif de journalistes, dont la SDJ de...
Lors du conseil municipal du 24 septembre à Carcassonne, le maire RN Christophe Barthès a pris à partie deux journalistes de L’Indépendant, les accusant de vouloir "nuire". Un collectif de journalistes, dont la SDJ de Mediapart, dénonce ces propos comme des tentatives d’intimidation et appelle à cesser les attaques contre la presse.
Les deux journalistes de L’Indépendant pris à partie par le maire Rassemblement National de Carcassonne, Christophe Barthès, lors du conseil municipal du 24 septembre dernier, reçoivent le soutien d’un large collectif de journalistes et de rédacteurs.
Dans un communiqué publié ce mardi 29 septembre, la Société des journalistes de Mediapart, ainsi qu’un large collectif de SDJ de plusieurs dizaines d’autres médias locaux et nationaux dénoncent les propos tenus par le maire à l’encontre de deux de nos collègues de L’Indépendant. Ils estiment que ces déclarations constituent des tentatives d’intimidation visant à dissuader les journalistes de faire leur travail.
Lors du conseil municipal, Christophe Barthès avait notamment accusé nommément nos collègues de vouloir "nuire au maire", les qualifiant de "journaleux". Il a également visé les titres du groupe La Dépêche, les qualifiant de "torchons" et de "presse nauséabonde".
Il a également affirmé que si des agents municipaux "devaient subir à l’avenir des actes graves", il en tiendrait les journalistes cités, entre autres, pour responsables. Pour rappel, L’Indépendant n’a jamais cité de noms complets ou publié de photos des policiers mis en cause.
Face aux déclarations du maire, les sociétés de journalistes signataires disent leur solidarité envers les journalistes de L’Indépendant et leur "vive inquiétude" face à ce qu’elles considèrent comme des attaques répétées contre la presse, rappelant également un précédent récent. Le 9 septembre dernier, lors d’une conférence de presse de la mairie donnée à la suite de la révélation de la vidéo contenant les propos racistes d’un policier municipal, un journaliste de La Dépêche du Midi s’est vu refuser l’accès par un adjoint au maire.
Pour ces organisations, les journalistes du groupe La Dépêche du Midi doivent pouvoir exercer leur métier "sereinement". Elles demandent que cessent les attaques et les intimidations visant la presse. Des demandes auxquelles ne peut que souscrire la rédaction de L’Indépendant.