Un an après son arrivée de Marseille, l’international camerounais s’est totalement fait à l’habit de gardien N.1 d’une équipe de Montpellier au sein de laquelle il aura sans doute un grand rôle à jouer à Reims,...
Un an après son arrivée de Marseille, l’international camerounais s’est totalement fait à l’habit de gardien N.1 d’une équipe de Montpellier au sein de laquelle il aura sans doute un grand rôle à jouer à Reims, vendredi 18 septembre.
Les temps changent. Depuis 2017, Montpellier avait mis le prix sur des gardiens d’expérience venus d’ailleurs. Et délaissé ceux d’ici, comme Dimitri Bertaud. Benjamin Lecomte, l’Argentin Géronimo Rulli ou le Suisse Jonas Omlin, aux portes de leur sélection, se sont succédé dans la cage montpelliéraine.
Relégation, droits télé en berne, défense criblée de buts : à l’été 2025, Montpellier a fait marche arrière. Et confié ce poste à forte responsabilité à un jeune inconnu, auréolé d’une formation à l’OM et d’un premier contrat signé dès l’âge de 16 ans. Et avec pour tout CV, dix mois à Nîmes en National (Ligue 3).
En une saison en Ligue 2, Simon Ngapandouetnbu (23 ans) s’est fait un nom à Montpellier. "Le pari est réussi", opine Magno Novaes, entraîneur des gardiens héraultais. "Il entre dans le projet de jeu du coach. Comme il est travailleur, il progresse. Comme il a du talent, il n’a pas fini de progresser. Son évolution a été rapide au cours d’une première saison très correcte", détaille le technicien franco-brésilien.
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Gardien de la meilleure défense de Ligue 2, l’international camerounais (1 sélection) s’est vite imposé comme un numéro 1. Il a balayé tout débat, évité les pièges d’un néophyte en Ligue 2 et éteint la concurrence. De but en blanc. Ou du banc vierge de l’OM au but de Montpellier. "Il y avait beaucoup de paramètres pour que ça ne marche pas. Et finalement, ça a marché malgré quelques failles que l’on avait identifiées. Il pouvait nous faire gagner des points, il l’a fait", plaide Magno Novaes, avocat d’un jeune gardien qu’il défend par conviction et affection.
En une saison, ce fan de son ancien partenaire, Steve Mandanda, a appris au jour le jour. Figurant jusque-là à Marseille comme avec les Lions indomptables, il est devenu acteur. Il a exposé ses failles, mais aussi gagné la confiance des siens. "Même s’il était à Marseille, il ne vivait pas sur le terrain. Il n’y a que le terrain qui fait évoluer. Comme il est intelligent, il sait reconnaître ses fautes", souffle Magno Novaes, au regard pointilleux et généreux.
"Progrès flagrants"Au bout d’une saison, Simon Ngapandouetnbu n’est déjà plus le même. "Ses progrès sont flagrants. Dans la concentration, la vivacité ou le jeu au pied, où il a peu de pertes et permet le surnombre dans la sortie du ballon. Il travaille sur et en dehors du terrain. Il travaille sa concentration avec Cédric Voutier (directeur de la performance), fait aussi un travail de gainage pour être plus stable."
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Ce gardien, au talent brut, est désormais plus net dans tout. Et dégage une autre autorité malgré une saute d’humeur à Dunkerque. Derrière une défense, encore en gestation, et déjà efficace, avec quatre clean-sheet en six journées, Simon Ngapandouetnbu va devoir encore s’adapter. À une équipe plus dominatrice, à une défense plus haute et donc plus exposée.
Appelé dans une sélection rafraîchie pour deux matches qualificatifs à la CAN, s’ouvre à lui la cage des Lions Indomptables. Tout au moins une concurrence sévère avec Nna Noukeu, gardien de Boulogne, ou Lako Weudeu. Et être le lointain héritier d’Antoine Bell, ancien de l’OM, Thomas Nkono, précurseur des gardiens africains en Europe. Depuis, les temps ont changé.