En plus de la peine d’emprisonnement, aménageable sous bracelet électronique, le ministère public a requis une peine d’inéligibilité avec exécution provisoire, qui lui coûterait son mandat de maire du 7e arrondissement de Paris.
Rachida Dati à son arrivée au palais de justice de Paris, le 28 septembre 2026. THOMAS SAMSON/AFP
Pour aller plus loin
ll se lève une dernière fois et, au bout de quatre heures de réquisitions cliniques scandées par les jurisprudences de la Cour de Cassation et les cotes du dossier d’instruction, il fait appel à « l’Esprit des lois » : « Montesquieu écrit que la vertu politique est “un renoncement à soi-même”. Mme Dati n’a renoncé à rien, et surtout pas à soi-même », explique ce lundi 28 septembre le procureur Julien Augereau, du parquet national financier (PNF), avant de requérir contre elle quatre ans de prison, dont deux avec sursis, au sixième et dernier jour du procès de l’ancienne ministre pour « corruption » et « trafic d’influence ». Et le magistrat de continuer : « Son mandat de député européen était l’antithèse du renoncement vertueux, avec la volonté de capitaliser sur ce mandat public pour engranger le plus de profit possible. »
Il fustige « une trahison », un « esprit de lucre », une « dissimulation », des « voix de citoyens transformées en valeur monnayable », « un mépris des fonctions et des mandats qui lui ont été confiés ». De quoi justifier, selon lui, une peine de quatre années de prison, dont deux sous bracelet élec…
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