Le dossier de La Libre immo | Petites maisons à rénover, logements à loyer modéré et projets avec l’ancienne régie foncière provinciale : Waterloo dispose de quelques moyens pour faciliter l’accès au logement. Florence Reuter reconnaît toutefois que ces possibilités restent limitées. ...
Rester dans la commune où l'on a grandi suppose parfois de revoir ses ambitions immobilières. À Waterloo, les prix rendent l'achat difficile pour les jeunes ménages, surtout sans apport important. Mais derrière les grandes villas, une autre offre subsiste. Pour la bourgmestre Florence Reuter, elle constitue une première possibilité d'installation.
"Heureusement, dans les anciens quartiers, notamment à Joli-Bois et au Chenois, il reste de petites maisons à rénover. Cela permet encore à des jeunes d'acheter à Waterloo, de rénover une maison, puis éventuellement de la revendre pour acheter autre chose. Ce sont des pistes, mais elles ne dépendent pas vraiment du pouvoir communal."
La baisse des droits d'enregistrement à 3 % a allégé la somme nécessaire au départ. Sophie Jemelka, notaire à Waterloo, estime qu'elle permet à davantage de jeunes d'acheter. Le niveau des prix continue néanmoins de peser. "Nécessairement, puisque la valeur des immeubles est plus élevée, l'effort financier de départ reste plus important."
L'aide familiale intervient dans une partie des dossiers observés par Thibault Roeykens, gérant des agences Trior de Waterloo et de Lasne. "Ce n'est clairement pas une généralité. Il y a encore beaucoup d'acheteurs qui, nous semble-t-il, financent leur acquisition sans apport des parents. Mais une partie de la clientèle a besoin de cette aide", convient-il.
Pour la commune, l'une des réponses passe par la location avant l'achat. "Nous avons aussi des logements à loyer modéré, généralement 20 % en dessous du prix du marché. Nous n'en avons pas énormément, mais certaines opérations immobilières nous ont permis de négocier un nombre de logements proposés sous les prix du marché", explique Florence Reuter.
IA, drones, BIM… Comment les nouvelles technologies transforment le quotidien et le métier des architectesL'objectif est de laisser aux occupants le temps de constituer une épargne. "Cela permet à des jeunes d'avoir un premier logement, le temps de mettre de l'argent de côté pour pouvoir ensuite acheter dans le privé. Nous essayons d'assurer une rotation dans ces logements : l'objectif n'est pas d'y rester vingt ans. Mais je le reconnais, cela reste une petite niche."
Du patrimoine communal aux logements accessiblesUne autre piste concerne des biens communaux susceptibles d'être vendus. Waterloo souhaite travailler avec l'ancienne régie foncière provinciale – l'APIBW −, qui propose des logements 25 % sous les prix du marché.
La démarche suppose d'accepter une recette de vente potentiellement moindre pour la commune. "Si nous devons vendre un bâtiment ou un terrain, nous le leur vendrons peut-être un peu moins cher que ce qu'il pourrait nous rapporter auprès d'un promoteur privé qui y construirait beaucoup d'appartements très chers", précise-t-elle.
L'intérêt serait de rendre possibles des logements accessibles à de jeunes couples. "Nous nous disons que nous pouvons vendre à un prix correct et permettre ainsi à la régie d'acheter et de construire", poursuit-elle. Quelques terrains et une maison sont évoqués, sans calendrier annoncé.
Privilégier la proximité des commercesCes opérations seraient concentrées dans l'hypercentre, près des commerces et des services. "Les habitants y ont moins besoin de leur voiture et cela crée moins de problèmes de circulation. C'est ce que j'ai toujours dit : s'il faut encore construire, cela ne peut être que dans le centre-ville."
Dans une commune qui entend freiner sa densification, les possibilités restent donc ciblées. Elles visent aussi à maintenir une présence résidentielle dans les quartiers commerçants après la fermeture des magasins. "Travailler avec la régie permettrait d'y offrir des logements en dessous du prix du marché et de donner à des jeunes la possibilité de rester à Waterloo."
Une nouvelle tête chez Redevco Belgique: "L'ambition est grande"Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.