Lors du conseil communautaire du Grand Narbonne, jeudi 24 septembre, Nicolas Sainte-Cluque a remis en question le financement du futur Campus du sport et de la culture, estimé à 22 millions d'euros. Bertrand Malquier,...
Lors du conseil communautaire du Grand Narbonne, jeudi 24 septembre, Nicolas Sainte-Cluque a remis en question le financement du futur Campus du sport et de la culture, estimé à 22 millions d'euros. Bertrand Malquier, président du Grand Narbonne, défend l'initiative, soulignant la nécessité d'anticiper les besoins futurs.
Lors du conseil communautaire du Grand Narbonne, jeudi soir, Nicolas Sainte-Cluque a questionné le financement et l’intérêt du futur Campus du sport et de la culture.
À lire aussi : Un Campus du sport et de la culture à Narbonne : une nouvelle piscine, un dojo, un gymnase neuf à côté de l’Arena d’ici 2030
L'élu d'opposition narbonnais a profité des décisions prises par le président du Grand Narbonne dans le cadre de ses délégations pour revenir sur ce projet, annoncé à l'est de Narbonne sur un terrain privé d’environ 12 000 m² situé à proximité de l'Arena et du Parc des expositions. Sainte-Cluque a notamment questionné le montant de l’opération, soit 22 millions d’euros, dont environ 4 pour l’acquisition du foncier et 18 pour les futurs équipements. Avant lui, le maire de Gruissan, Didier Codorniou, avait questionné : "Le problème n’est pas tant le sujet de développer les équipements sportifs, mais de répondre à la question : qui doit réellement les financer ?"
Piscine, dojo, gymnase et salles pour les associations sont envisagés, alors que le programme définitif doit encore être précisé. "L’intérêt communautaire doit se démontrer", a estimé Nicolas Sainte-Cluque, qui s’est interrogé sur les usages de ces équipements pour les habitants des 37 communes du Grand Narbonne, les créneaux accordés à leurs clubs et la fréquentation attendue. Il a également demandé des précisions sur le prix du terrain et notamment sur l’avis de France Domaine. L’ancien candidat aux municipales à Narbonne a rapproché cette dépense du projet de sauvegarde du Pont des Marchands, estimé entre 20 et 24 millions d’euros, évoquant "plus de 40 millions d’euros sur deux opérations concentrées à Narbonne".
Anticiper l’avenir
Bertrand Malquier a vivement réagi, reprochant à son contradicteur de ne pas avoir participé aux réunions préparatoires. "Vous n’écoutez pas, vous ne cherchez pas à comprendre et à écouter les autres", a lancé le président du Grand Narbonne, rappelant que les équipements sportifs et culturels relèvent bien des compétences de l’agglomération. Il a également souligné que 70 % des adhérents des associations narbonnaises sont issus de Narbonne et 30 % du reste du Grand Narbonne, selon les chiffres avancés lors du conseil. Pour Bertrand Malquier, l’acquisition du terrain doit permettre d’anticiper les besoins futurs du territoire, alors que le Grand Narbonne compte environ 130 000 à 140 000 habitants et connaît une croissance démographique de 0,9 %. "Soit on fait la politique de l’autruche, soit on anticipe l’avenir", a-t-il résumé, rappelant que les équipements actuels manquent déjà de créneaux. "Nous allons consulter les maires, connaître les besoins associatifs, les calibrer et nous aurons une conférence des maires pour lancer les débats sur le cahier des charges et réaliser cet investissement de 20 millions d'euros."