Entièrement tourné avec des capitaux étrangers, « les Roches rouges », son nouveau film, marque le début d’une ère dissidente pour l’auteur de « P’tit Quinquin ».
Le réalisateur Bruno Dumont au Festival de Cannes, en mai 2026. JULIEN LIENARD POUR « LE NOUVEL OBS »
Pour aller plus loin
« France » et « l’Empire », ses deux derniers films, amalgamaient des stars telles que Léa Seydoux ou Fabrice Luchini à son style bien à lui, plans composés, acteurs amateurs, poésie brute et séquences chocs. Une formule que Bruno Dumont reconduisait depuis plus de dix ans avec la constance d’un auteur souverain (et multiprimé) comme le cinéma français en compte si peu. Alors qu’il prenait le train, il a suffi d’un coup d’œil furtif sur la côte minérale écarlate d’Anthéor, dans l’agglomération de Saint-Raphaël, pour que son destin bascule. « Les saturations de couleurs, la lumière, je trouvais ça très impressionnant. Puis j’ai vu des jeunes sauter de très haut dans la mer, à deux pas d’une pancarte qui interdisait de plonger depuis les rochers. Je me suis dit : “Voilà un bon sujet”. »
Ainsi s’amorce une première révolution dans l’imaginaire du cinéaste : le désir d’un lieu en opposition totale à son cher Nord, creuset et motif de prédilection, indissociable de sa filmographie : Anthéor est aussi pétante et accidentée que les plages de Boulogne-sur-Mer, écrins de « Ma Loute » ou d…
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