Dépasser les polémiques stériles et faire émerger les points de consensus, déployer des actions consistantes sur le long terme plutôt que des solutions miracles aussi vite détricotées qu’elles ont été pensées… Le parti de l’Ecole, porté par 60 ambassadeurs, cadres de l’Education nationale, associatifs ou spécialistes de l’enfance, entend peser sur le débat éducatif de la présidentielle. Sera-t-il entendu ? « le Nouvel Obs » a fait le point avec deux de ses membres, Vanessa Duchatelle et Christophe Kerrero.
Rentrée scolaire 2026 à Toulouse. Le « parti de l’Ecole », fondé le 14 septembre dernier, souhaite pousser de grandes réformes structurelles de l’Education nationale. ADRIEN NOWAK / HANS LUCAS VIA AFP
L’une, patronne de Scholavie, association spécialiste des compétences psychosociales, est une figure de cette économie sociale et solidaire (ESS) qui, depuis une dizaine d’années, tente de panser les plaies de notre école. L’autre, ancien directeur de cabinet de Jean-Michel Blanquer, puis recteur dissident, préférant démissionner que se plier aux oukases du gouvernement, est un parfait connaisseur de l’Education nationale. Sur le papier, Vanessa Duchatelle et Christophe Kerrero n’ont pas grand-chose en commun. Mais ils ont cofondé le 14 septembre le parti de l’Ecole avec Damien Baldin, directeur de La France s’engage, fondation d’innovation sociale créée à la fin de son mandat par François Hollande. A leurs côtés, 300 membres fondateurs (devenus 600 au bout de quelques jours), et 60 ambassadeurs, dont beaucoup de… cadres de l’Education nationale et de dirigeants de l’ESS. Reste à convaincre les acteurs plus traditionnels – syndicats, fédérations de parents d’élèves, ligues d’éducation populaire… – de les rejoindre dans cette « maison commune ».
Vous venez de lancer en cette rentrée le « parti de l’Ecole », une association réunissant des acteurs venant d’horizons très divers, mais aucun politique. Faut-il comprendre que l’école, à vos yeux, devrait être un sujet traité de manière transpartisane ?Vanessa Duchatelle Nous pensons qu’il y a bea…
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