Le groupe Kinoak inaugure vendredi 18 septembre son nouveau site industriel à Damazan, réunissant les activités végétales de Granabio et Locadélice. Avec un investissement de 500 000 € et une levée de fonds de 1,25...
Le groupe Kinoak inaugure vendredi 18 septembre son nouveau site industriel à Damazan, réunissant les activités végétales de Granabio et Locadélice. Avec un investissement de 500 000 € et une levée de fonds de 1,25 M€, ce projet vise un chiffre d'affaires de 3 M€. Kinoak, qui emploie 85 personnes, mise sur le bio pour se différencier.
Le groupe agroalimentaire Kinoak inaugure le 18 septembre son nouveau site industriel et siège social de 2 000 m² situé à Damazan. Porté par un investissement de près de 500 000 € et une levée de fonds obligataire de 1,25 M€, ce projet réunit les activités végétales de Granabio et Locadélice. Dirigée par Thomas Breuzet, 49 ans, ingénieur agronome engagé dans la filière depuis plus de 25 ans, la structure emploie une vingtaine de personnes et vise 3 millions d'euros de chiffre d'affaires.
"Nous avons repris un bâtiment de 2 000 m², créé en 2019, qu’exploitait une coopérative d’agriculteurs bio du Sud-Ouest, la CABSO, explique Thomas Breuzet. Cet investissement nous permet de réunir en un seul lieu nos deux activités végétales - les desserts lactofermentés de Granabio et le tofu de Locadélice, que nous avons fusionnés au 1er juillet - et d’y installer notre siège. C’est un choix industriel, mais aussi une conviction : la consommation d’alternatives végétales bio se développe fortement en France."
Cette expansion reflète la dynamique de Kinoak, qui affiche 16 M€ de chiffre d'affaires et 85 salariés dans le Sud-Ouest. L'entreprise s'appuie sur le succès de la maison Péchalou, reprise en 2014 dans le Périgord. À l'époque, la PME réalisait 2,6 M€ de chiffre d'affaires avec 18 personnes et 18 % d'activité bio. Aujourd'hui, elle emploie 40 personnes pour un chiffre d'affaires de 10 M€, réalisé à plus de 70 % dans le secteur biologique.
"Nous ne sommes pas dans la course aux prix bas""Pour moi, le bio est une vraie opportunité pour les PME : c’est un axe de différenciation fort, cohérent avec une relation territoriale, de filière, engagée pour une alimentation saine. Nous ne sommes pas dans la course aux prix bas, cette guerre des prix détruit de la valeur et éloigne des chaînes d’approvisionnement. Notre modèle, c’est de donner au produit son vrai prix, celui qui correspond à sa valeur réelle, et de rémunérer nos producteurs sur des contrats de long terme."
À l'approche de la Journée européenne du Bio et un an après sa prise de fonction à la tête du syndicat national des entreprises agroalimentaires biologiques (Synabio), Thomas Breuzet défend la performance économique des transformateurs. Il prépare la présentation de la feuille de route Synabio 2030 prévue pour octobre prochain. Le dirigeant rappelle que 71 % des produits bio consommés en France sont fabriqués sur le territoire national, garantissant une souveraineté alimentaire face aux enjeux des futures politiques publiques.
"La bio n’est ni de gauche ni de droite : son rôle est de montrer la direction. La restauration collective en est la preuve : nous avons dépassé les 12 % de bio, et certaines métropoles sont à 50 ou 70 %. Il reste beaucoup à faire pour être davantage reconnus par les pouvoirs publics, mais nous sommes en train de gagner le match."