Le SU Agen arborera un maillot violet et jaune, ce vendredi 18 septembre au stade Armandie, pour son match de Pro D2 contre Oyonnax. Cette tenue inédite, conçue en collaboration avec l'entreprise Maître Prunille,...
Le SU Agen arborera un maillot violet et jaune, ce vendredi 18 septembre au stade Armandie, pour son match de Pro D2 contre Oyonnax. Cette tenue inédite, conçue en collaboration avec l'entreprise Maître Prunille, basée à Casseneuil, célèbre le lien entre le rugby et le pruneau d'Agen. Disponible en édition limitée en boutique, elle marque un partenariat fort entre deux emblèmes du Lot-et-Garonne.
Pour la réception d’Oyonnax, ce vendredi soir au stade Armandie, le SU Agen troquera exceptionnellement son traditionnel bleu pour du violet et du jaune. Une opération inédite en collaboration avec l'entreprise du Villeneuvois Maître Prunille, basée à Casseneuil, qui entend rapprocher deux emblèmes du Lot-et-Garonne : le rugby et le pruneau d'Agen. Ce n'est pas une première pour le SUA, qui a déjà mis en œuvre ce type d'initiative par le passé. En 2014, un maillot spécial avait été créé en partenariat avec... le Petit Bleu d'Agen.
Sur ce maillot collector du SUA, les rayures mauves et jaunes sont en référence au pruneau d'Agen et à la marque lot-et-garonnaise, qui dépend de la coopérative France Prune et qui commercialise des fruits secs, dont l'emblématique or noir du 47. Une tenue événementielle conçue avec l’équipementier Hummel et portée par les joueurs agenais uniquement à l’occasion de cette rencontre de Pro D2. "C'est bien, ça apporte de la fraîcheur, de la nouveauté. Je n'ai jamais joué avec un maillot autre que bleu et blanc. Ça ne me dérange pas", confiait Valentin Gayraud, troisième ligne du SUA, en conférence de presse d'avant-match.
Derrière cette tunique collector, "ce sont vraiment deux marques fortes du territoire qui se rencontrent. Quand on dit qu’on vient d’Agen, c’est le rugby et le pruneau qui reviennent tout le temps. Ce partenariat avait évidemment du sens", explique Fabien Haas, directeur exécutif du SU Agen.
Une tunique en édition limitée vendue à la boutique d'ArmandieLe maillot violet et jaune ne deviendra pas la nouvelle tunique du SUA. Il s'agit bien d'une opération ponctuelle. Le logo de Maître Prunille apparaîtra sur l'avant du maillot, au niveau du ventre, juste sous le sponsor principal du SU Agen "Péchavy". Les autres partenaires habituels du club resteront présents aux mêmes places que sur les maillots classiques. Et que les supporteurs se rassurent, ils pourront se procurer le chandail en édition limitée. Il est d'ores et déjà disponible au prix de 79,90 euros sur le site internet du SUA et sera également commercialisé à la boutique d'Armandie le jour du match contre Oyonnax. "Les premières commandes sont arrivées dès ce mercredi soir, le public adhère. On en a une certaine quantité pour la boutique, et selon la demande on refera une commande. Si le public suit, on saura re-fabriquer !", indique le directeur exécutif du Sporting.
Le projet a commencé à prendre forme au printemps 2026, avant de se concrétiser au début de la saison. Créer un maillot spécifique implique, en effet, de nombreuses validations. "Il y a beaucoup d’échanges, d’abord avec le partenaire, puis avec les autres sponsors pour obtenir leur aval. Il faut aussi l’accord de l’équipementier et de la Ligue Nationale de Rugby", rappelle Fabien Haas.
"Faire un maillot spécifique, c’est fort et ce n’est pas courant"Le choix d’une rencontre en début de saison 2026-2027 répond à une volonté simple : créer un événement et donner une visibilité particulière à ce rapprochement. "On voulait un marqueur fort entre ces deux entités. Faire un maillot spécifique, c’est fort et ce n’est pas courant. Mais là, l’idée, c’était vraiment de marquer cet événement, de montrer le lien entre les marques et avec le territoire", détaille le dirigeant du Sporting. Elle est aussi en corrélation avec la fin de la récolte des prunes d'Ente. "C’est le moment idéal. La récolte se termine, donc on met en avant le pruneau, notre produit phare", explique Nicolas Mortemousque, président du comité de surveillance de France Prune, maison mère de Maître Prunille.
Pour le président du SUA, Jean-François Fonteneau, l'opération a également été volontairement gardée secrète jusqu'à quelques jours du match : "On voulait vraiment marquer le coup". Et si ce rapprochement est nouveau dans sa forme, il renvoie à une histoire plus ancienne entre le club agenais et le monde du pruneau. "C'est un premier pas dans une relation qui semble très naturelle au regard de ce que représentent Maître Prunille et le SUA", estime le président agenais. "Par le passé, c’était plutôt l’interprofession du pruneau d’Agen qui était sollicitée par le SUA, pas une entreprise directement, ajoute Nicolas Mortemousque. Là, c’est bien Maître Prunille, en tant que société, qui est partenaire."
Vers une collaboration dans la durée ?Et si Maître Prunille et le SU Agen allaient, dans le futur, plus loin qu’un simple coup de communication autour d’un match ? Le patron de France Prune évoque une volonté de faire évoluer progressivement cette collaboration. "Jusqu’ici, on n’allait pas trop sur la communication directe. Maintenant, on a pris de l’ampleur, on a un chiffre d’affaires et un rayon d’action qui le permettent. À terme, pourquoi ne pas aller vers un partenariat maillot plus classique si les moyens suivent. C’est le début du chemin. Pour l’instant, on fait selon le budget que l’on peut y consacrer. Un engagement total sur toute l’année, comme certains sponsors, demande beaucoup plus, mais on espère évidemment pouvoir monter en puissance." "C’est à discuter avec eux, pondère Fabien Haas. L’essentiel est de réussir à fédérer le maximum d’acteurs locaux, à tous les niveaux. Plus on rassemble d’entreprises, plus on fédère autour de ce projet club."
Quant à la création d'un maillot collector en partenariat avec un sponsor, le SUA n'exclut pas de renouveler ce type d'opération à l'avenir avec d'autres entreprises du territoire. "Même si ça représente une logistique lourde, on n’exclut pas de refaire une opération de ce type", affirme Jean-François Fonteneau. "Une opération de ce genre peut être à nouveau mise en place, même si ce n’est pas systématique, déclare Fabien Haas. On veut surtout créer des événements et des moments conviviaux en plus du sportif."