Autant Agen n'avait pas existé contre Brive, autant les Lot-et-Garonnais auraient pu, cette fois-ci, accrocher la victoire avec un peu plus de constance et de lucidité. Le manager agenais est revenu sur cette nouvelle...
Autant Agen n'avait pas existé contre Brive, autant les Lot-et-Garonnais auraient pu, cette fois-ci, accrocher la victoire avec un peu plus de constance et de lucidité. Le manager agenais est revenu sur cette nouvelle défaite, la deuxième en deux matchs à Armandie.
Peut-on dire que le SUA a perdu ce match dans les vingt premières minutes à quinze contre treize ?
Les vingt premières et les vingt dernières aussi. On a vu deux équipes opposées dans le style de jeu. Une comme la nôtre, qui a un rugby de possession et de vitesse. Et une comme Oyonnax, qui a un rugby d'occupation et de pression. J'avais dit qu'il fallait imposer notre rugby. C'est ce qu'on a fait pendant ces vingt premières minutes. Malheureusement, on n'a pas scoré. On a eu trois ou quatre occasions à quinze contre treize. On aurait dû se trouver, au moins, à 17-0. Au lieu de cela, ils ont marqué sur leur première occasion, et on s'est retrouvés à 10-10 à la mi-temps. On a bien démarré la seconde période, mais, après, on n'a pas joué dans les bonnes zones. On a joué dans nos cinquante mètres face à une défense agressive. Cela m'a rappelé notre défaite à la maison contre Colomiers la saison dernière. On a tapé contre un mur, et on s'est entêtés à faire cela. Puis, sur la fin, on a fait pas mal de mauvais choix, alors qu'eux ont bien maîtrisé leur rugby.
C'est en quelque sorte un remake de ce même match perdu contre Oyonnax la saison dernière ?
Oui, mais on avait été plus dominateurs. On menait de plus de points. Là, on les a fait douter, mais on n'a pas marqué. À la mi-temps, j'ai rappelé aux joueurs le discours qu'on avait eu à Grenoble durant la pause. Il fallait y croire. Mais je vais regarder le match. Il y a des joueurs, je pense, qui n'ont pas joué à leur vrai niveau. Après, comme je le dis toujours, c'est moi qui les ai mis. Il nous a manqué un peu de lucidité. On s'est trop exposés. Et heureusement qu'on a été bons dans les rucks... À partir du moment où on n'a pas réussi à avancer, on est tombés dans l'indiscipline. Je suis moins inquiet qu'après Brive, car, après ce match, il n'y avait rien. Là, il faut juste qu'on soit plus constants. Il ne faut pas paniquer. C'est ce qu'on a fait sur les dix dernières minutes quand on menait au score.
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Vous évoquez un manque de lucidité. Est-ce que la défaite de Brive a pu peser dans la tête ?
Non, il nous a manqué de lucidité dans la gestion des temps forts et des temps faibles, et savoir où on devait attaquer. On ne l'a pas fait dans les bonnes zones. On va essayer d'expliquer tout cela aux joueurs. On est à la quatrième journée. On a perdu contre les trois premières équipes du championnat. Sur les deux premiers matchs, on n'était pas invités. Là, on aurait dû le gagner, mais on n'y est pas parvenus. À la sortie, on doit se contenter d'un point de bonus. C'est une grosse déception. Comme je l'ai dit aux joueurs à la fin du match, je n'aime pas les équipes en réaction. On l'a déjà été contre Grenoble. On va se préparer pour réagir à Soyaux-Angoulême.